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Le cardinal Parolin ce 22 juillet 2026. Le cardinal Parolin ce 22 juillet 2026. 

Ukraine ou Iran: les paroles de paix de l’Église doivent porter leur fruits

Interrogé en marge de la présentation du livre «Pâques de paix. De Jean XXIII à Léon XIV vers le Jubilé de 2033», le cardinal Parolin prend acte que la paix fait défaut en Ukraine, et appelle à revenir à la table des négociations pour l’Iran. Le Secrétaire d’État réitère son souhait de voir se construire des ponts de coexistence à Gaza. «La violence n’est jamais productive», commente-t-il à la suite des manifestations à Bologne après la mort d’Abderrahim Fakir.

Vatican News

Le cardinal Parolin réaffirme la nécessité que les paroles de l’Église en faveur de la paix portent leurs fruits afin de parvenir à une harmonie «pacifique et constructive». Il note cependant que «nous allons malheureusement dans la direction opposée: on assiste à une escalade, tandis que les perspectives de paix sont encore inexistantes». Des déclarations faites auprès de journalistes qui l’interrogeaient en marge de la présentation du livre «Pâques de paix. De Jean XXIII à Léon XIV vers le Jubilé de 2033» d’Antonio Preziosi, qui s’est tenue cet après-midi, 22 juillet, au Palazzo Borromeo, siège de l’ambassade d’Italie auprès du Saint-Siège. Commentant les derniers développements de la guerre en Ukraine, le cardinal Parolin a indiqué que, selon les informations communiquées par Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États et les organisations internationales, «l’une des attaques les plus violentes a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi».

Retour à la table des négociations en Iran

Concernant l’Iran, le Secrétaire d'État a fait remarquer que le protocole d'accord avait perdu sa validité et a exprimé son inquiétude face à l'évolution de la situation. «Je ne sais pas comment cette affaire va se terminer, je pense que peu de gens le savent, voire personne», a-t-il déclaré, rappelant qu’il y avait un espoir que l’accord signé puisse fonctionner. Le souhait, a-t-il poursuivi, est de revenir à la table des négociations pour parvenir à un accord stable «pour le bien du pays et aussi pour le bien du monde», car «la paix est en danger».

«Non aux murs, oui aux ponts»

Au sujet de l’information concernant le mur que l’armée italienne est en train de construire dans la bande de Gaza, le cardinal a réaffirmé la position du Saint-Siège. «Nous pouvons la résumer par un slogan: non aux murs, oui aux ponts ». Un principe qui, a-t-il expliqué, reflète également le jugement du Vatican sur cette initiative.

Le rôle de l’Église dans la paix

Enfin, le cardinal Parolin a réaffirmé le rôle de l’Église dans la promotion du dialogue et de la paix: «L’Église continue de répéter des paroles qui peuvent être utiles», a-t-il déclaré, en évoquant la parabole du semeur et en formulant le vœu que ces paroles «portent leurs fruits». «L’Église ne se lasse pas de répéter» ces appels et, a-t-il conclu, «au-delà des résultats que l’on peut obtenir, il est juste de continuer à insister sur ces valeurs qui favorisent une coexistence pacifique et constructive».



 

 

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22 juillet 2026, 19:34