Ouvrir l’année sous le signe d’un cœur qui bat pour la paix
Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican
«Sans ce désir du bien, il serait inutile de tourner les pages du calendrier et de remplir nos agendas». Dès les premiers mots de l’Angélus, le Saint-Père a d'abord souhaité à tous les fidèles une année de paix et d'amitié. Ensuite, il a fait remarquer que cette nouvelle année n’est pas seulement une succession de mois à venir, mais une responsabilité spirituelle. Le temps, a-t-il rappelé, devient fécond lorsqu’il est habité par un engagement concret pour la paix et la fraternité entre les peuples.
Le Jubilé, une école d’espérance incarnée
Le Pape revient sur l’héritage spirituel laissé par le Jubilé: apprendre à «transformer les fautes en pardon, la souffrance en consolation, les résolutions vertueuses en bonnes œuvres». C’est dans ce mouvement intérieur que Dieu entre dans l’histoire humaine, non pour l’effacer, mais pour la sauver de l’oubli. «C’est ainsi que Dieu Lui-même habite l’histoire», souligne-t-il, rappelant que le don du Rédempteur, Jésus-Christ, est la réponse de Dieu aux attentes les plus profondes de l’humanité. En devenant notre frère, le Fils unique éclaire les consciences et rend possible la construction d’un avenir commun, «comme une maison accueillante pour tout homme et toute femme qui vient au jour».
Marie, gardienne du mystère d’un Dieu qui se fait proche
À travers Marie, Dieu révèle son propre cœur: un cœur qui «bat pour chaque homme et pour chaque femme», insiste le Pape, pour ceux qui l’accueillent avec simplicité, comme les bergers, mais aussi pour ceux qui le refusent, comme Hérode.
Un cœur qui ne se résigne pas à l’injustice
Loin de toute indifférence, le cœur du Christ demeure tourné vers tous: «Il bat pour les justes afin qu’ils persévèrent dans leur dévouement, et pour les injustes afin qu’ils changent de vie et trouvent la paix».
Le mystère de l’Incarnation, né «d’une femme», invite aussi à reconnaître la dignité sacrée de toute vie humaine. Chaque enfant à naître porte en lui «l’image divine imprimée dans notre corps», reflet du don premier de Dieu.
Prier pour la paix, des nations aux familles
En cette Journée, le Saint Père exhorte à prier pour la paix, «d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère», mais aussi au cœur des réalités les plus proches: «les familles blessées par la violence et la souffrance».
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