Léon XIV: Marie révèle le visage désarmé de la paix de Dieu
Jean-Paul Kamba, SJ - Cité
«Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage … qu’Il t’apporte la paix!». Commentant ce passage du livre des Nombres, le Souverain pontife rappelle qu’il s’inscrit dans l’histoire d’un peuple libéré, appelé à marcher vers l’avenir après l’esclavage.
Libéré d’Égypte, a-t-il poursuivi, le peuple d’Israël a connu la perte de certaines garanties matérielles, mais a reçu en échange un don plus grand: la liberté, la Loi comme chemin de sagesse et la promesse d’une terre nouvelle. Pour le Saint-Père, cette expérience éclaire le sens du commencement d’une nouvelle année:
Marie, Mère de Dieu et icône de la confiance
Au cœur de cette célébration se trouve le mystère de la Maternité divine de Marie. Par son «oui», explique l'évêque de Rome, elle a «contribué à donner un visage humain à la Source de toute miséricorde et de toute bienveillance: le visage de Jésus dont l’amour du Père nous touche et nous transforme».
Le Pape souligne ensuite combien Marie accompagne les croyants dans leur marche, elle qui a accueilli le mystère de Dieu dans la simplicité de sa vie quotidienne, jusqu’à la croix et à la résurrection. En elle, a-t-il souligné, toute défense tombe, toute prétention s’efface, pour laisser place à un don total.
Un Dieu “désarmé et désarmant”, source de paix
Citant saint Augustin, le Saint-Père rappelle également la radicale gratuité de l’amour de Dieu, qui se fait fragile pour sauver l’humanité: «Le créateur de l’homme est devenu homme pour nous libérer même si nous sommes indignes».
Ce visage de Dieu, insiste Léon XIV, est «désarmé et désarmant», comme celui d’un nouveau-né. Une image centrale du message pour la Journée mondiale de la Paix: le monde ne se sauve pas par la violence, mais par la compréhension, le pardon et l’accueil.
La crèche, école de paix et de mission
Dans la Maternité divine de Marie se rencontrent deux réalités «désarmées»: Dieu qui renonce à ses privilèges et l’être humain qui offre librement sa confiance. Saint Jean-Paul II, rappelle le Pape, voyait dans la crèche de Bethléem la source d’une transformation profonde: «La tendresse désarmante de l’Enfant, la pauvreté surprenante dans laquelle Il se trouve, l’humble simplicité de Marie et de Joseph» ont transformé leur vie en faisant d’eux des «messagers du salut».
Repartir comme témoins de l’espérance
Alors que s’ouvre une nouvelle année et que s’approche la fin du Jubilé de l’espérance, le Pape invite les fidèles à s’approcher de la crèche comme du lieu par excellence de la paix véritable.
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