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Le cardinal Parolin inquiet face à la tragédie sans fin en Iran

En marge de la célébration eucharistique avec exposition des reliques de saint Pier Giorgio Frassati, le cardinal Secrétaire d'État se demande comment, dans ce pays du Moyen-Orient, «il est possible de s'acharner contre son propre peuple». Il mentionne la tentative d'accord avec le Venezuela pour éviter les effusions de sang.

Vatican News

Le cardinal Secrétaire d'État du Saint-Siège, Pietro Parolin, n’a pas hésité à répondre aux questions des journalistes en marge de la célébration eucharistique avec exposition des reliques de saint Pier Giorgio Frassati qui s'est tenue cet après-midi, 17 janvier, à l'église Domus Mariae à Rome.

Au sujet de l'Iran, le cardinal a exprimé un sentiment de «grande préoccupation». «Je me demande, a-t-il observé, comment il est possible de s'acharner contre son propre peuple, comment il a pu y avoir autant de morts, c'est une tragédie sans fin». D'où l'espoir qu'une solution pacifique puisse être trouvée à la situation actuelle.

La tentative d'accord avec le Venezuela

En ce qui concerne le Venezuela, le cardinal Parolin a réaffirmé l'engagement constant du Saint-Siège en faveur d'une solution pacifique à la crise. «Nous avions tenté de trouver une solution qui évite toute effusion de sang, en trouvant peut-être un accord avec Maduro et les autres représentants du régime, mais cela n'a pas été possible» a expliqué celui qui fut nonce apostolique au Venezuela entre 2009 et 2013. Le cardinal a exprimé le souhait que la situation actuelle de «grande incertitude» évolue vers la «stabilité», une reprise économique, «car la situation économique est vraiment très précaire», et également une «démocratisation du pays».

Le multilatéralisme pour résoudre la question du Groenland

En ce qui concerne le Groenland et les tensions qui traversent la politique internationale, le Secrétaire d'État a rappelé avec force la valeur du multilatéralisme. «On ne peut pas recourir à la force», a-t-il averti, rappelant l'esprit de coopération qui a caractérisé l'après-guerre et qui semble aujourd'hui s'affaiblir progressivement. Résoudre les différends et faire valoir ses positions exclusivement par la force, en plus d'être «inacceptable», ne fera que nous rapprocher de plus en plus d'une «guerre au sein de la politique internationale».

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17 janvier 2026, 18:38