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Angélus: l’iconographie de la Vierge Marie révèle notre destin éternel

À l’occasion de la solennité de l’Assomption ce samedi 15 août, le Pape invite à s’appuyer sur les deux modèles iconographiques qui ont représenté la Vierge Marie au fil des siècles: sa dormition et son élévation. Ces représentations permettent ainsi, souligne Léon XIV, «de contempler notre destin ultime», la vie éternelle.

Vatican News

«Pour contempler» le mystère de l’Assomption de la Vierge Marie, «nous pouvons nous référer aux deux modèles iconographiques à travers lesquels les artistes l’ont représenté au fil des siècles». C'est l'invitation faite par Léon XIV lors de la prière de l’Angelus récitée ce samedi 15 août après la messe de l'Assomption célébrée à Castel Gandolfo. Face aux fidèles, depuis la place de la Liberté, devant sa résidence apostolique du sud de Rome, le Saint-Père a décrit les deux représentations de la Mère de Dieu qui révèlent la fin ultime: la vie éternelle.

Le premier modèle de l’iconographie, et qui a prédominé pendant près d’un millénaire «est celui de la “dormition”», explique le Pape. Sur ces peintures ou icônes, la Vierge apparait «allongée sur un catafalque, endormie dans la mort», entourée des apôtres, avec, au centre, Jésus ressuscité, debout «qui tient dans ses bras l’âme de Marie, comme une enfant qui vient de naître». C’est l’image du Seigneur venu chercher Marie «pour l’emmener avec lui dans la gloire de Dieu, “au ciel”, comme nous le disons symboliquement». Dans cette représentation de la Dormition, la plus ancienne, que des générations ont contemplé, se trouve «la vérité centrale: c’est le Christ mort et ressuscité qui nous conduit vers le but auquel nous sommes destinés depuis toujours, la vie éternelle». 

Marie debout, dans le ciel, enveloppée de lumière

Le second modèle, plus récent, s’est développé ensuite en Occident, poursuit Léon XIV. Cette fois-ci, l’iconographie nous montre «la Vierge Marie debout dans le ciel, enveloppée de lumière, souvent entourée d’anges et de saints». Dans cette représentation, le corps glorifié de la Vierge se trouve au centre, comme décrit dans le Livre de l’Apocalypse que rappelle le Souverain pontife aux fidèles présents: «un grand signe apparut dans le ciel: une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles» (Ap 12, 1).

Pour le Pape, ce deuxième schéma met en évidence «la vérité selon laquelle Marie a été élevée au ciel corps et âme, c’est-à-dire dans l’intégralité de sa personne»: «cette femme qui, sur terre, a donné chair et sang au Verbe incarné et l’a suivi jusqu’à l’union parfaite dans le sacrifice d’amour, a été attirée par Lui pour toujours dans la gloire.»

Léon XIV souligne aussi que, parfois, les artistes ont combiné ces deux modèles «en représentant en haut la Vierge glorieuse et en bas son tombeau vide, souvent rempli de fleurs multicolores, ainsi que les apôtres tournant leur regard vers elle, dans le ciel».

La vie éternelle, une fête sans fin

Le Saint-Père invite donc les croyants, en ce jour de l’Assomption, a s’appuyer sur cette double iconographie. Car elle «nous permet elle aussi de contempler notre destin ultime». C’est une invitation à reconnaitre que «la plénitude de vie, que nous admirons aujourd’hui avec joie en Marie, nous attend également à la fin des temps». Citant Saint-Paul, Léon XIV rappelle  que «le Christ ressuscité "transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux" (Ph 3, 21), revêtant ce qui est corruptible d’incorruptibilité et ce qui est mortel d’immortalité (cf. 1 Co 15, 54)». Alors, «avec notre chair transformée par l’amour du Rédempteur, nous vivrons éternellement, dans une fête sans fin», conclut le Pape.

Dès le début de la prière l’Angélus, Léon XIV a rappelé que l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie était «une fête d’une grande importance, tant pour la théologie catholique que pour la piété populaire». Cette solennité revêt un intérêt particulier pour certains: «elle est en effet très chère au cœur de nombreuses communautés, en particulier là où la cathédrale ou l’église paroissiale est dédiée à Notre-Dame de l’Assomption».

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15 août 2026, 11:09

L'Angélus est une prière en mémoire du Mystère de l’Incarnation du Christ, récitée trois fois par jour : à six heures le matin, à midi et le soir vers dix-huit heures, au moment où sonne la cloche de l’Angélus. Son nom Angelus dérive du premier verset de la prière en latin : Angelus Domini nuntiavit Mariae. Elle consiste en une lecture brève de trois textes simples sur l’Incarnation du Christ, et la récitation de trois «Je vous salue Marie». Cette prière est récitée par le Pape tous les dimanches et les jours de fête à midi place Saint Pierre. Avant de réciter la prière, le Pape prononce un bref discours se référant aux Lectures du jour. Après la prière, il salue les pèlerins.

Entre Pâques et Pentecôte, l’Angélus cède sa place au Regina Coeli, une prière qui fait mémoire de la résurrection de Jésus Christ, et à la fine de laquelle le Gloria est récité trois fois.