Angélus: «la foi ne nous est pas donnée une fois pour toutes»
Olivier Bonnel - Cité du Vatican
Devant les fidèles rassemblés place Saint-Pierre, Léon XIV est revenu sur les paroles du Christ dans l'évangile de Matthieu (Mt 16, 13-20) que la liturgie propose pour le 21 ème dimanche du temps ordinaire. Des paroles par lesquelles il interpelle ses disciples sur son identité. «Le récit évangélique nous montre à quel point cette question est décisive pour l’expérience de disciple, a rappelé le Pape, car Jésus n’a pas voulu tenir pour acquis qu’ils le connaissaient vraiment et qu’ils avaient saisi le mystère du Royaume de Dieu».
Ces mots du Christ sont ainsi «un passage fondamental pour les disciples de tous les temps, pour chacun d’entre nous», a-t-il relevé, car «la foi ne nous est pas donnée une fois pour toutes». Au contraire, «nous devons sans cesse redécouvrir le visage du Christ et son Évangile, approfondir son message et renouveler les choix de notre vie afin qu’ils soient cohérents avec ce que nous professons, en surmontant la tentation de tout savoir déjà et de faire de la foi une simple habitude».
Ne pa se laisser enfermer dans nos convictions et nos certitudes
Ce questionnement fait aux apôtres est toujours valable pour chacun d'entre nous, et vient rappeler que le coeur de la foi est une dynamique à renouveller sans cesse, en réaffirmant son attachement au Christ qui fait entrer dans l'amour du Père et transforme notre vie. «Dans notre vie quotidienne, nous pouvons vérifier si le Seigneur Jésus n’est pour nous qu’un grand personnage historique qui a dit et fait des choses importantes, ou s’il est le Christ de Dieu» a poursuivi Léon XIV.
Fort de cette conviction, le Pape a ainsi mis en garde, invitant «à ne pas nous enfermer dans nos convictions et nos certitudes religieuses, afin de rester ouverts à une relation authentique avec le Christ». «En matière de foi chrétienne, on se contente parfois de “ce qu’on a entendu dire”, de lieux communs, de ce qui nous a été transmis, peut-être même avec de bonnes intentions» a-t-il poursuivi.
Au contraire, a encore expliqué l’évêque de Rome, «Jésus nous appelle à une réponse personnelle, à le connaître de près, à nous laisser transformer par l’amitié avec Lui, dans une rencontre toujours nouvelle qui peut aussi nous demander d’emprunter des chemins inédits et de faire des choix différents de ceux que nous avions imaginés». Se demander "qui est vraiment le Seigneur" est donc un effort constant à faire. Un effort «qui vaut tant pour notre cheminement personnel que pour celui de l’Église et pour les choix pastoraux, là où nous pensons parfois qu’il suffit de continuer comme nous l’avons toujours fait».
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