Léon XIV prône une unité des chrétiens au service de la paix dans le monde
Françoise Niamien - Cité du Vatican
À l’entame de son discours, le Pape a affiché sa joie de recevoir en audience, Sarah Mullally, désignée archevêque de Canterbury en octobre dernier avant de rappeler la rencontre mémorable entre saint Paul VI et l’archevêque Michael Ramsey il y a soixante ans. (...) «Depuis lors, les archevêques de Cantorbéry et les évêques de Rome ont continué à se rencontrer et à prier ensemble, et je me réjouis que nous perpétuions cette tradition aujourd’hui», a-t-il précisé.
«Je suis également reconnaissant pour le ministère du Centre anglican à Rome, lui aussi fondé il y a soixante ans, saluant tout particulièrement le directeur du Centre, Mgr Anthony Ball, que vous nommerez ce soir votre représentant auprès du Saint-Siège», a indiqué Léon XIV.
«Devenir des messagers de paix»
En ces temps de Pâques, le Souverain pontife est revenu sur les premières paroles prononcées par le Christ ressuscité «La Paix soit avec vous» (Jn 20, 19). Pour le Pape, cette salutation est non seulement pour les Chrétiens une invitation «à accueillir le don de paix du Seigneur», mais aussi «à devenir des messagers de sa paix». «J’ai souvent dit que la paix de Jésus ressuscité est «désarmée». En effet, il a toujours répondu à la violence et à l’agression de manière non violente, nous invitant à faire de même», a rappelé le Saint-Père qui de plus, croit que «les chrétiens doivent rendre ensemble un témoignage prophétique et humble de cette réalité profonde» (cf. Message pour la LIXe Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2026).
La nécessité de l’Unité
«Si le monde doit prendre à cœur notre prédication, nous devons donc être constants dans nos prières et nos efforts pour éliminer tout obstacle qui entrave la proclamation de l’Évangile» a exhorté l'Évêque de Rome.
Et Léon XIV de rappeler que cette insistance sur la nécessité de l’unité au service d’une évangélisation plus fructueuse a été un thème récurrent tout au long de son ministère. Elle se reflète d’ailleurs dans la devise que j’ai choisie lorsque je suis devenu évêque: In Illo uno unum, «En l’Un — c’est-à-dire le Christ — nous sommes un» (Saint Augustin, Enarr. in Ps., 127, 3), a -t-il fait remarqué.
Le rétablissement d’une pleine communion
«De nombreux progrès ont été accomplis sur certaines questions historiquement source de division, de nouveaux problèmes sont apparus au cours des dernières décennies, rendant plus difficile à discerner la voie vers la pleine communion». Toutefois, en faisant remarquer que ce chemin œcuménique a été complexe, le Pape estime que «nous ne devons pas laisser ces défis persistants nous empêcher de saisir toutes les occasions possibles pour proclamer ensemble le Christ au monde». Et Léon XIV de revenir sur les paroles adressées par son prédécesseur le pape Francois au primat de la Communion anglicane en 2024, «ce serait un scandale si, à cause de nos divisions, nous ne remplissions pas notre vocation commune de faire connaître le Christ».
Le Saint-Père soutient qu’il serait également «scandaleux que nous ne continuions pas à œuvrer pour surmonter nos différences, aussi insurmontables qu’elles puissent paraître». «Alors que nous poursuivons notre chemin ensemble dans l’amitié et le dialogue, prions pour que le Saint-Esprit, que le Seigneur a insufflé sur les disciples le soir même de sa résurrection, guide nos pas tandis que nous recherchons, dans la prière et l’humilité, l’unité qui est la volonté du Seigneur pour tous ses disciples», a souhaité le Pape avant de remercier Sarah Mullally, primat de l'Eglise Anglican de sa visite au Vatican en priant que le Saint Esprit demeure toujours avec elle et la rende féconde dans le service auquel elle est appelée.
Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici
