Léon XIV: les anciens sont les gardiens de la sagesse d’un peuple
Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican
Dans une ambiance joyeuse, festive et presque familiale, Léon XIV a été accueilli au LAR, une maison de retraite pour personnes âgées de Saurimo. Le centre accueille 62 aînés, 26 hommes et 36 femmes, rappelle la directrice, Georgina Mwandumba. Il a été construit par les autorités angolaises pour donner un refuge aux seniors maltraités, méprisés par leur famille ou encore accusés de sorcellerie. Le centre est financé par l’État, et reçoit également une contribution de la part de l’Église, d’associations et de bienfaiteurs.
Une rencontre familiale
L’accueil familial réservé au Souverain pontife s’est retrouvé également dans les propos du Pape, qui a son tour a souhaité que le centre, appelé «lar» en portugais, ce qui signifie «maison», sache toujours conserver un environnement familier pour ses hôtes. Léon XIV, qui avoue avoir été «touché» par l’accueil reçu, évoque les relations amicales, presque familiales, de Jésus avec ses proches, notamment lorsqu’il se rendait chez ses amis: «L’Évangile nous dit qu’il se rendait chez Pierre, à Capharnaüm, où, un jour, il guérit sa belle-mère. Il nous rappelle son amitié avec Marie, Marthe et Lazare: dans leur maison, à Béthanie, il était accueilli comme Maître et Seigneur, mais aussi avec familiarité».
Cet esprit familial, présent au sein de l’établissement de Saurimo, rend Jésus présent: «J’aime à penser que Jésus habite aussi ici, dans cette maison. Oui, il demeure parmi vous chaque fois que vous essayez de vous aimer et de vous entraider comme des frères et sœurs; chaque fois que, après une incompréhension ou une petite offense, vous savez vous pardonner et vous réconcilier; chaque fois que, certains d’entre vous ou tous ensemble, vous priez avec simplicité et humilité».
La gratitude du Pape
Avant de quitter la maison de retraite, Léon XIV a exprimé sa reconnaissance aux autorités angolaises «pour leurs initiatives en faveur des personnes âgées les plus démunies», étendant sa gratitude aux collaborateurs et aux bénévoles qui œuvrent auprès des anciens. «La prise en charge des personnes fragiles est un signe très important de la qualité de la vie sociale d’un pays», a-t-il souligné. Les personnes âgées ont besoin d’être aidées, mais avant tout écoutées, a encore dit le Saint-Père. «Elles sont les gardiennes de la sagesse d’un peuple. Et nous leur devons de la reconnaissance». «Elles ont affronté de grandes difficultés pour le bien de la communauté», a conclu le Successeur de Pierre.
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