Recherche

Audience générale: «l’Église est une, mais inclut tout le monde»

Poursuivant sa réflexion sur la Constitution dogmatique Lumen Gentium, le Pape a consacré l’enseignement de ce mercredi 11 mars au deuxième chapitre du document conciliaire dédié au «Peuple de Dieu». L'identité du peuple est donnée par l'action de Dieu et par la foi en lui. Il est appelé à être «une lumière pour les autres nations, comme un phare qui attirera tous les peuples, toute l'humanité».

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican 

Dieu, qui a créé le monde et l'humanité et qui désire sauver chaque homme et chaque femme, accomplit son œuvre de salut dans l'histoire en choisissant un peuple concret et en habitant parmi lui. Au départ Il a appelé Abraham, lui promettant «une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et le sable de la mer». Il fera ensuite alliance avec ses enfants, après les avoir affranchis de l'esclavage, les accompagnant, prenant soin d'eux et les rassemblant lorsqu'ils s'égarent. «Tout cela cependant n’était que pour préparer et figurer l’Alliance Nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ, et la révélation plus totale qui serait transmise par le Verbe de Dieu lui-même, fait chair», a rappelé le Pape, faisant écho à la constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II. C’est le Christ qui, «par le don de son Corps et de son Sang, rassemble définitivement ce peuple en lui», a affirmé le Saint-Père.

L’unité de l’Église se puise dans l’adhésion au Christ

Il s’agit d’«un peuple messianique, précisément parce que son chef, le Christ, est le Messie». Il «tire son existence du corps du Christ et (...) est lui-même le corps du Christ ; non pas un peuple comme un autre, mais le peuple de Dieu, réuni par lui et composé d’hommes et de femmes de tous les peuples de la terre». Composée de personnes de toutes les nations, «son principe unificateur n'est ni une langue, ni une culture, ni un groupe ethnique, mais la foi en Christ». Elle est unifiée par la foi dans le Christ, «par l’adhésion à lui, par une vie animée par l’Esprit du Ressuscité». Ainsi, a rappelé le Pape, ce qui importe véritablement dans l'Église, «avant toute tâche ou fonction», c'est d'«être greffés sur le Christ, d'être, par grâce, enfants de Dieu».

L’Église est ouverte à tous et est pour tous

La loi qui anime les relations dans l'Église est l'amour, tel qu’il est reçu et expérimenté en Jésus. Son but, a rappelé le Vicaire du Christ, est «le Royaume de Dieu, vers lequel elle chemine avec toute l'humanité». Sur ce, il a indiqué que ceux qui appartiennent à l’Église ne devraient se vanter ni de mérites ni de titres, mais «seulement du don d'être, en Christ et par Lui, fils et filles de Dieu». «Nous sommes dans l'Église pour recevoir continuellement la vie du Père et pour vivre comme ses enfants et frères entre nous», a dit le Saint-Père. Ainsi, «unifiée dans le Christ, Seigneur et Sauveur de tout homme et de toute femme, l’Église ne peut jamais se replier sur elle-même, mais elle est ouverte à tous et est pour tous», a-t-il souligné.

Accueillir les richesses et les ressources des différentes cultures

Par ailleurs, le Concile stipule que tous les hommes sont appelés «à faire partie du Peuple de Dieu». Pour que s’accomplisse cette volonté divine, a mis en évidence le Pape, le peuple de Dieu, «demeurant uni et unique, est destiné à se dilater aux dimensions de l’univers entier et à toute la suite des siècles». Dans cette perspective, a indiqué le Souverain Pontife, même ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile sont, «d’une certaine manière», orientés vers le Peuple de Dieu. «Dans l’Église, il y a et il doit y avoir une place pour chacun», a-t-il martelé, invitant par ailleurs chaque chrétien à «proclamer l’Évangile et à témoigner dans tout milieu où il vit et travaille». C’est ainsi que ce peuple manifeste sa catholicité, a encore dit Léon XIV: accueillir les richesses et les ressources des différentes cultures et, en même temps, leur offrir la nouveauté de l’Évangile pour les purifier et les élever.

Un signe et une prophétie de l’unité et de la paix pour monde

C’est un grand signe d’espérance – «surtout à notre époque, marquée par tant de conflits et de guerres» – de «savoir que l’Église est un peuple où des femmes et des hommes de nationalités, de langues et de cultures différentes coexistent par la force de la foi», s’est réjoui le Souverain Pontife, notant que cette «manière pour l’Eglise d’être corps mystique du Christ» est «un signe inscrit au cœur même de l’humanité, un rappel et une prophétie de cette unité et de cette paix auxquelles Dieu le Père appelle tous ses enfants». En ce sens, a conclu le Pape, «l’Église est une mais inclut tout le monde», la comparant à une «Unique Arche du Salut», qui «doit accueillir dans sa vaste nef toute la diversité humaine» ; une «Unique Salle du Banquet», dont la nourriture distribuée «provient de toute la création».

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici

11 mars 2026, 10:36