Angélus: dans la pénombre de l’Histoire, les Béatitudes répandent la lumière
Vatican News
Le Pape a centré sa méditation dominicale du 1er février sur un extrait de l’Évangile des Béatitudes selon saint Matthieu (Mt 5, 1-12). «Celles-ci», a expliqué le Saint-Père depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux, «sont en effet des lumières que le Seigneur allume dans la pénombre de l’Histoire, révélant le projet de salut que le Père réalise par le Fils, avec la puissance de l’Esprit Saint».
Citant des passages des Béatitudes, le Saint-Père a énuméré les raisons pour lesquelles Dieu parvient à rendre «heureux» les laissés-pour-compte de la société: «Dieu seul peut vraiment appeler heureux les pauvres et les affligés (cf. vv. 3-4), car Il est le bien suprême qui se donne à tous avec un amour infini. Dieu seul peut rassasier ceux qui recherchent la paix et la justice (cf. vv. 6.9), car Il est le juste juge du monde, l’auteur de la paix éternelle (…) Dans la persécution, Dieu est source de rédemption ; dans le mensonge, il est l’ancre de la vérité». Tant de raisons qui, assure le Pape, expliquent la proclamation de Jésus: «Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse !» (v. 12).
«Ces Béatitudes demeurent un paradoxe uniquement pour ceux qui considèrent que Dieu serait différent de celui que le Christ révèle» a poursuivi le Saint-Père. En effet, «ceux qui ont l’habitude de penser que le bonheur appartient aux riches pourraient croire que Jésus est une illusion». Mais, souligne le Pape, «l’illusion réside précisément dans le manque de foi au Christ: il est le pauvre qui partage sa vie avec tous, le doux qui persévère dans la souffrance, l’artisan de paix persécuté jusqu’à la mort sur la croix».
Jésus éclaire le sens de l’Histoire. «Non pas celle écrite par les vainqueurs, mais celle que Dieu accomplit en sauvant les opprimés», car Dieu donne l’espérance en premier lieux «à ceux que le monde rejette comme misérables».
Ainsi, les Béatitudes invitent les fidèles à se poser les questions suivantes: le bonheur est-t-il «une conquête que l’on achète» ou «un don que l’on partage» ? Est-il placé dans «des objets qui se consomment ou dans des relations qui nous accompagnent»? En guise de réponse, le Pape rappelle que Jésus transforme l’amertume des épreuves en joie des rachetés.
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