Léon XIV exhorte les jeunes à faire de la politique un chemin de paix et de fraternité
Augustine Asta – Cité du Vatican
«Je suis très heureux de rencontrer des jeunes comme vous, venus des quatre coins du monde, unis dans un engagement politique en faveur du bien commun», a dit le Pape, saluant ainsi la diversité culturelle, religieuse et nationale des participants à la rencontre, organisée par le Mouvement des Focolari, intitulée «Une humanité, une planète: un leadership synodal». Léon XIV a présenté les origines de la centaine de jeunes, venus des cinq continents, non comme une source de division mais comme «un motif de collaboration et de croissance selon un style synodal». Cette synodalité, a-t-il expliqué, permet «de respecter la complexité sans tomber dans la confusion» et de «rechercher la vérité sans craindre la confrontation».
Les «Quatre rêves» face aux injustices du monde
Le Souverain pontife a ensuite mis en lumière l’initiative «Quattro Sogni» (Quatre rêves), portée par la Commission pontificale pour l’Amérique latine et inspirée par le Pape François. Rappelant l’exhortation Querida Amazonia, il a insisté sur la nécessité de cultiver ensemble des rêves ecclésiaux, écologiques, sociaux et culturels, appelant à y consacrer «les meilleures énergies» dans un monde «blessé par les violences et par la guerre».
La paix commence dans la vie quotidienne
S’adressant directement aux jeunes leaders, le Saint-Père a souligné que leur engagement pour la paix doit s’exercer aussi dans les lieux ordinaires de la vie sociale. «Si nous ne promouvons pas la concorde dans une université ou un bureau, comment pourrons-nous la cultiver dans un État entier ou entre les continents?», a-t-il interrogé, invitant à rechercher la paix «comme un don, une alliance, une promesse».
Pour le Pape la politique joue un «rôle social irremplaçable». C’est pourquoi il les a exhortés à «coopérer toujours davantage à l’étude de formes participatives qui impliquent tous les citoyens, hommes et femmes, dans la vie institutionnelle des États». Sur ces bases, il sera possible de «construire cette fraternité universelle qui s’annonce déjà parmi vous, les jeunes, comme le signe d’une époque nouvelle: votre travail, en effet, trouve son expression la plus élevée lorsqu’il œuvre pour une humanité pacifiée dans la justice», a encore soutenu Léon XIV.
Défendre les plus faibles pour bâtir la paix
«Il n’y aura pas de paix sans mettre fin à la guerre que l’humanité se livre à elle-même lorsqu’elle rejette le faible, lorsqu’elle exclut le pauvre, lorsqu’elle reste indifférente face au réfugié et à l’opprimé.» Seuls, «ceux qui prennent soin des plus petits peuvent accomplir de grandes choses.», a déclaré le Souverain pontife. Citant Mère Teresa de Calcutta, prix Nobel de la paix, il a affirmé que «le plus grand destructeur de la paix est l’avortement», répétant qu’une politique authentique ne peut exclure les plus fragiles de la vie.
«One Humanity, One Planet, One God»
L’évêque de Rome a insisté sur la responsabilité particulière de la politique dans la construction de la paix. Il a encouragé le développement de formes participatives impliquant tous les citoyens, estimant que la politique demeure essentielle pour faire grandir une «fraternité universelle» et œuvrer pour «une humanité pacifiée dans la justice».
Pour finir, le Successeur de Pierre a appelé les jeunes à garder courage face aux défis actuels, rappelant que la terre est une maison commune confiée à tous. Il a proposé d’élargir le thème du congrès en y ajoutant une dimension spirituelle: «One Humanity, One Planet» pourrait devenir, a-t-il dit, «One Humanity, One Planet, One God». Avant de donner sa bénédiction apostolique, le Pape américain a salué l’engagement des jeunes, qu’il voit comme «le signe d’une époque nouvelle».
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