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Angélus: vivre l’Évangile en toutes circonstances et en tous milieux

Avant de réciter son dernier Angélus du premier mois de l’année, Léon XIV a exhorté les 20 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre «à risquer la confiance» en Dieu à tout moment, de même qu’«à vaincre la tentation de s’enfermer» dans sa propre terre pour annoncer l’Évangile à tous les milieux.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Quand et où Jésus a-t-il commencé à prêcher auprès de ses premiers disciples? s’est interrogé le Pape dans sa méditation dominicale du 25 janvier livrée depuis la fenêtre des appartements pontificaux. D’abord, l’indication temporelle nous apprend que le moment choisi «ne semble pas être le meilleur». Jean le Baptiste vient d’être arrêté. «C’est un moment qui suggérerait la prudence, mais c’est précisément dans cette situation sombre que Jésus commence à apporter la lumière de la bonne nouvelle: ‘’Le royaume des cieux est proche’’», a relevé le Souverain pontife dressant un parallèle avec nos vies personnelle et ecclésiale.

L'Évangile demande de risquer la confiance

«Parfois à cause de résistances intérieures ou de circonstances que nous ne jugeons pas favorables, nous pensons que ce n’est pas le bon moment pour annoncer l’Évangile, pour prendre une décision, pour faire un choix, pour changer une situation», a-t-il noté, pointant «le risque de rester bloqué dans l’indécision ou prisonnier d’une prudence excessive». Or, l’Évangile nous demande le risque de la confiance, a déclaré l’évêque de Rome, soulignant que «Dieu est à l’œuvre à tout moment et chaque moment est bon pour le Seigneur, même si nous ne nous sentons pas prêts ou si la situation ne semble pas être la meilleure».

“Dieu est à l’œuvre à tout moment et chaque moment est bon pour le Seigneur, même si nous ne nous sentons pas prêts ou si la situation ne semble pas être la meilleure.”

Dépasser les frontières de sa propre terre pour annoncer Dieu

Quant au lieu géographique retenu par Jésus pour débuter sa mission publique -de Nazareth, il s’établit à Capharnaüm-, Léon XIV a mis en relief son caractère cosmopolite. Jésus demeure donc en Galilée, un territoire habité principalement par des païens, qui, en raison du commerce, est aussi une terre de passage et de rencontres. «Nous pourrions dire un territoire multiculturel traversé par des personnes d’origines et d’appartenances religieuses différentes», a précisé le Pape américano-péruvien.

«L’Évangile nous dit que le Messie vient d’Israël, mais qu’il dépasse les frontières de sa propre terre pour annoncer le Dieu qui se fait proche de tous, qui n’exclut personne, qui n’est pas venu seulement pour ceux qui sont purs, mais qui, au contraire, se mêle aux situations et aux relations humaines», en déduit le Souverain pontife, exhortant ainsi tout chrétien à vaincre la tentation de se fermer: «L’Évangile doit en effet être annoncé et vécu en toutes circonstances et dans tous les milieux, afin qu’il soit levain de fraternité et de paix entre les personnes, entre les cultures, les religions et les peuples

“L’Évangile doit en effet être annoncé et vécu en toutes circonstances et dans tous les milieux, afin qu’il soit levain de fraternité et de paix entre les personnes, entre les cultures, les religions et les peuples.”

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25 janvier 2026, 12:10

L'Angélus est une prière en mémoire du Mystère de l’Incarnation du Christ, récitée trois fois par jour : à six heures le matin, à midi et le soir vers dix-huit heures, au moment où sonne la cloche de l’Angélus. Son nom Angelus dérive du premier verset de la prière en latin : Angelus Domini nuntiavit Mariae. Elle consiste en une lecture brève de trois textes simples sur l’Incarnation du Christ, et la récitation de trois «Je vous salue Marie». Cette prière est récitée par le Pape tous les dimanches et les jours de fête à midi place Saint Pierre. Avant de réciter la prière, le Pape prononce un bref discours se référant aux Lectures du jour. Après la prière, il salue les pèlerins.

Entre Pâques et Pentecôte, l’Angélus cède sa place au Regina Coeli, une prière qui fait mémoire de la résurrection de Jésus Christ, et à la fine de laquelle le Gloria est récité trois fois.