Les Papes et la nouvelle année, temps d'action de grâce et d'espérance
Amedeo Lomonaco – Cité du Vatican
Une année touche à sa fin et une autre est sur le point de commencer. Le regard de l'Église sur ce «relais chronologique» entre deux périodes distinctes mais proches est toujours lié à l'Évangile. Et il s'étend sur un double horizon: celui de la gratitude envers Dieu et celui de la confiance en le Seigneur. La gratitude et l'espérance deviennent les clés pour lire le passé qui vient de s'écouler et accueillir l'avenir, avec ses opportunités et ses inconnues.
Le sens du temps
Le moment de «transition» entre une page presque terminée et une autre qui s'ouvre est une invitation à réfléchir sur le temps. Le Pape Paul VI, lors de l'Angélus du 2 janvier 1972, exhorte à examiner sa valeur. «Avant d'entrer dans la nouvelle année, c'est le moment de lui consacrer un peu de réflexion».
Ne pas terminer l'année sans remercier le Seigneur
Les paroles des Papes à cette période de l'année accompagnent avant tout le chant du Te Deum. Le Pape Benoît XVI, lors de la célébration, le 31 décembre 2011, des premières vêpres de la solennité de Marie Mère de Dieu, parle précisément de ce moment précis: «une autre année touche à sa fin tandis que nous en attendons une nouvelle». L'impatience, les désirs et les attentes ne peuvent être dissociés de la louange au Seigneur.
Rester des pèlerins de l'espérance
Le début de l'année 2026 marque également la fin de l'Année sainte de l'espérance. Cette vertu n'est pas une porte qui se ferme. L'espérance ne meurt pas et elle est «génératrice», souligne le Pape Léon XIV lors de l'audience jubilaire du 20 décembre 2025.
Une page blanche
La nouvelle année, désormais devant nous, nous apparaît sous un angle inconnu. Le 1er janvier 1986, le Pape Jean-Paul II invite à présenter au Seigneur «cette nouvelle étape et cette page encore blanche».
Retrouver la gentillesse
Pour écrire sur cette feuille blanche, il faut d'abord puiser dans le réservoir des vertus. L'une d'entre elles, mentionnée par le Pape François le 31 décembre 2022, a le pouvoir d'humaniser les relations et de faire fondre l'indifférence:
Construire une maison qui ne s'écroule pas
Regarder vers l'avenir, c'est aussi regarder ceux qui accompagnent notre existence: la famille, les collègues de travail, le prochain. Un vœu particulier pour la nouvelle année est celui adressé par le Pape Jean XXIII, dans son message du 10 janvier 1960, aux familles chrétiennes à l'occasion de la fête de la Sainte Famille.
De ces paroles du Pape Jean XXIII et des réflexions des Souverains pontifes découlent un vœu qui s'étend également à cette période désormais proche de 2026: que la nouvelle année soit pour tous le moment propice pour construire une «maison qui ne s'écroule pas», malgré les blessures et les incertitudes de la vie, malgré les horreurs de la guerre qui continuent de secouer, dans diverses et trop nombreuses régions du monde, la famille humaine.
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