Le Pape rappelle que la liturgie doit être sans pompe
Xavier Sartre – Cité du Vatican
C’est le premier document signé depuis l’hôpital Gemelli depuis le début de l’hospitalisation du Pape le 14 février. Ce message, adressé aux participants d’un cours sur les célébrations liturgiques épiscopales, revient sur une dimension qui touche la vie du peuple de Dieu et lui «révèle sa vraie nature spirituelle». Loin d’être un «simple enseignant de théologie», «un rubricard qui applique les normes», «un sacristain», le responsable des célébrations liturgiques est «un maître au service de la prière de la communauté» précise d’emblée François.
Que fait ce «mystagogue»? «Il traduit en pratique célébratoire les principes théologiques exprimés dans les livres liturgiques», «il soutient et est aux côtés de l’évêque dans son rôle de promoteur et de gardien de la vie liturgique» explique le Pape. Dans cette mission, il doit favoriser «un style liturgique qui exprime la suite de Jésus, en évitant toute pompe ou proéminence inutile», tout en «discrétion», sans se vanter des résultats, estime l’évêque de Rome qui invite à transmettre cette expérience aux servants de messe, aux lecteurs et aux chanteurs.
Ne pas oublier les joies et les souffrances du peuple de Dieu
Loin d’être une simple organisation formelle, «le soin de la liturgie est avant tout le soin de la prière, c’est-à-dire de la rencontre avec le Seigneur». Il s’agit, poursuit le Souverain pontife, de «conjuguer entre eux la sagesse divine et la sagesse humaine», la première s’obtenant en priant, en méditant, en contemplant, la seconde en étudiant, en s’engageant dans l’approfondissement, dans l’écoute.
François conseille donc de «tenir le regard pointé sur le peuple» pour comprendre «les exigences des fidèles et les formes et les modalités pour favoriser leur participation à l’action liturgique». «La rencontre entre la doctrine et la pastorale n’est pas une technique optionnelle mais bien un aspect constitutif de la liturgie qui doit toujours être incarnée, inculturée, exprimant la foi de l’Église». Pour le Saint-Père, il n’est pas possible d’ignorer «les joies et les souffrances, les rêves et les préoccupations du peuple de Dieu».
Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici