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Des militants manifestant devant la Cour suprême américaine contre la peine de mort. Des militants manifestant devant la Cour suprême américaine contre la peine de mort.  (2021 Getty Images)

L’Église condamne l’exécution de trois condamnés à mort aux États-Unis

Trois condamnés à mort ont été exécutés par injection létale ce jeudi 13 août aux États-Unis, dans trois États différents. Une première dans le pays depuis plus de seize ans, selon l’ONG Centre d'information sur la peine de mort (DPIC) qui lutte pour l’abolition de la peine capitale. Depuis le début de l’année, 22 condamnés à mort ont subi la peine capitale.

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Anthony Hines, 66 ans, est mort à 10h43 d’une injection létale dans un pénitencier de Nashville, au Tennessee, après 40 ans passés dans le couloir de la mort. Il était accusé du meurtre d’une femme en 1985. Une demi-heure plus tôt c’est Carlos Cuesta-Rodriguez, homme d’origine cubaine de 70 ans, condamné pour le meurtre de sa compagne en 2003 qui mourrait de la même façon dans une prison de l’Oklahoma. Enfin, Jerry Williams, afro-américain de 42 ans, meurtrier et violeur d’une petite fille en 2021 a lui été mis à mort peu après 16h dans une maison d’arrêt de l’Alabama. Ce jeudi 13 août, trois condamnés à mort ont été exécutés dans la même journée dans trois États différents.

Malgré les recours, malgré la mobilisation des réseaux abolitionistes, les exécutions n’auront pas été empêchées: 23 des 50 États américains pratiquent toujours la peine de mort et la dynamique est à la hausse depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. L'an dernier, 47 exécutions ont eu lieu dans le pays, rapporte le Centre d'information sur la peine de mort, soit le plus haut niveau depuis 2009.

L’Église continue d’élever la voix contre la peine capitale

L’archevêque d’Oklahoma City, Mgr Paul S. Coakley, a exprimé sa consternation sur sa page facebook concernant la mise à mort de l’un des citoyens de son État. «La peine capitale n’apporte pas la justice», écrit celui qui est également le président de la conférence des évêques catholiques américains. «Nos prisons modernes sont sécurisées. La réclusion à perpétuité permet la conversion des cœurs».

«Prions et œuvrons tous ensemble pour une justice plus humaine, une justice qui préserve l'espérance de la rédemption et le respect de la dignité inhérente à chaque vie, même pour ceux qui ont commis un crime grave», a encore réagi Mgr Coakley. «Il faut également prier pour les auteurs de ces crimes, en gardant à l'esprit que la vie humaine est un don de Dieu et que le droit à la vie ne peut être bafoué, même pour ceux qui se sont rendus coupables de crimes graves».

En 2018, le Pape François avait fait modifier le Catéchisme de l’Église catholique, stipulant que la peine de mort était dans tous les cas «inadmissible» et contraire à la dignité humaine.

 

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14 août 2026, 15:42