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La camionnette bélier qui a tué une personne à Berlin, ce dimanche 26 juillet. La camionnette bélier qui a tué une personne à Berlin, ce dimanche 26 juillet.  (AFP or licensors)

L'archevêque de Berlin condamne un crime de haine dans la capitale allemande

Après qu'un minibus a foncé à grande vitesse dans la foule lors d'un événement à Berlin, l'Église locale, les dirigeants allemands et les autorités de l'Union européenne expriment leur refus de la haine et appellent à la défense de la liberté.

Roberto Paglialonga – Cité du Vatican

«Quel événement terrible! La haine ne doit pas l'emporter» a déclaré l’archevêque de Berlin, Mgr Heiner Koch, à l’agence de presse catholique allemande KNA à propos de l’attaque qui, dans la soirée du samedi 25 juillet, a fait un mort et une trentaine de blessés dans la capitale allemande, après qu’un minibus a foncé à grande vitesse dans la foule des participants à la marche des fiertés de la ville.

L’UE unie contre ceux qui sèment la peur et la division

Des représentants de l’Union européenne ont également condamné cet incident. Dans un message publié en allemand sur les réseaux sociaux, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a adressé ses plus sincères condoléances aux victimes de l’attaque perpétrée lors du défilé du Christopher Street Day (ndr, la marche des fiertés dans la capitale allemande) à Berlin, ainsi qu’à leurs familles et à leurs amis. «Chacun devrait pouvoir vivre, aimer et défendre ses droits sans crainte, a-t-elle noté, soulignant que «la haine et la violence n’ont pas leur place dans nos sociétés».

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a exprimé le même point de vue. «Aujourd’hui, a-t-elle déclaré, nos pensées vont aux victimes de l’attaque de Berlin, à leurs familles et à tous ceux qui participent au Christopher Street Day. La haine et la violence n’ont pas leur place dans notre Europe de liberté et de respect. Nous continuerons à rester unis face à ceux qui cherchent à semer la peur et la division

Attaque samedi soir

Berlin a vécu une nuit de terreur après une journée de festivités ponctuée de concerts, de défilés et de musique. Vers 22 heures, un monospace blanc a été aperçu entrant dans le parc municipal du Tiergarten et fonçant dans la foule qui s’y était rassemblée, causant la mort d’une personne — une femme, selon Der Spiegel — et en blessant seize autres, dont certaines très gravement.

Les autorités ont identifié le suspect et diffusé sa photo. Il s’agirait d’un homme de 21 ans qui, selon l’agence de presse DPA, a été libéré d’un centre de détention pour mineurs en mai 2026. Il était apparemment déjà connu des services de police, qui pensent qu’il entretient des liens avec des «milieux islamistes radicaux». Il serait un partisan du groupe terroriste État islamique (EI).

Selon les autorités, il s’est enfui à pied après que la camionnette blanche, ayant renversé des passants dans la rue, s’est encastrée dans un arbre. La police allemande a indiqué que le suspect avait été abattu dimanche.

La réaction des autorités allemandes

Sur X, le chancelier allemand Friedrich Merz a évoqué cet «acte abominable» d’«attaque contre notre société». «Nous sommes ouverts et épris de liberté — et nous préserverons et défendrons ces valeurs. Cette affaire sera élucidée dans son intégralité et fera l’objet de poursuites judiciaires avec la plus grande sévérité», a-t-il ajouté.

«Il s’agit d’une attaque contre notre société libre et ouverte», a également déclaré le maire de Berlin, Kai Wagner, après s’être rendu sur les lieux de l’attaque. «Nous ne laisserons pas notre mode de vie et notre façon de vivre ensemble nous être enlevés», a-t-il ajouté.

Incidents violents en Allemagne ces dernières années

Berlin a déjà été le théâtre d’attaques et d’épisodes de violence ces dernières années. En février 2025, quelques jours avant les élections législatives, un touriste espagnol avait été poignardé près du Mémorial de l’Holocauste. Début mars, un jeune Syrien avait été condamné à 13 ans de prison pour cette attaque djihadiste.

L’attaque de décembre 2016 à l’extrémité sud du Tiergarten s’inscrivait également dans ce même contexte idéologique: un ressortissant tunisien avait tué 12 personnes en fonçant avec un camion dans un marché de Noël.

Pour une autre attaque à la voiture bélier contre un marché de Noël, survenue à Magdebourg, dans l’est du pays, fin 2024 et qui a fait six morts et plus de 300 blessés, un psychiatre saoudien a été condamné à la prison à perpétuité fin juin.

Début mai, un citoyen allemand de 33 ans a quant à lui été interné dans un hôpital psychiatrique après avoir foncé avec sa voiture sur plusieurs piétons dans une rue commerçante du centre de Leipzig, tuant deux personnes et en blessant six autres.

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28 juillet 2026, 12:18