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2026.08.18 Banco de Alimentos Bogotá

Tremblement de terre en Colombie, la grande chaîne de solidarité de l’Église

La Banque alimentaire de l’archidiocèse de Bogotá est l’un des principaux centres de collecte des aides destinées à ceux qui ont tout perdu à la suite du tremblement de terre du 10 août dernier. «C’est la première fois que la générosité des gens nous a permis d’atteindre autant de villes», affirme le directeur, père Daniel Saldarriaga.

Yamile López

«L’Église en Colombie prend conscience que ce que Jésus a enseigné: […] "donnez-leur à manger" […], est désormais un impératif». Le père Daniel Saldarriaga, directeur de la Banque alimentaire de Bogotá, souligne ainsi l’importance de l’initiative de l’Église catholique qui, cette semaine, s’est avérée fondamentale pour venir en aide aux nombreux Colombiens qui ont tout perdu à cause du séisme du 10 août. Depuis 25 ans, sa mission est d’être aux côtés de ceux qui souffrent, de ceux qui n’ont rien à manger, en devenant le principal coordinateur des efforts des secteurs privé, universitaire et social du pays. Cette œuvre de l’archidiocèse de Bogotá a trouvé ses principaux alliés dans les médias, grâce auxquels le message de solidarité a touché le cœur des Colombiens et bien au-delà.

Une solidarité sans frontières

«Aujourd’hui, 26 banques alimentaires travaillent en étroite collaboration avec des programmes d’aide sociale dans tout le pays, afin de pouvoir venir en aide à Cali, Pereira, Manizales, Armenia, Quibdó, Itsmina, Cartago et Palmira», énumère le prêtre, en faisant référence aux communes touchées dans 15 départements de Colombie. Sous la devise «La Colombie a besoin de nous», la banque alimentaire a fait preuve d’une solidarité sans limites: les dons sont nombreux, tout comme les bénévoles qui donnent de leur temps pour préparer les colis d’aide. Des voisins, des sympathisants de longue date, des employés d’entreprises, des écoles et des communautés religieuses, telles que les Sœurs franciscaines de Marie Immaculée et les Missionnaires contemplatives Ad Gentes, se sont joints à cette tâche ardue qui a déjà permis la livraison de 325 tonnes d’aide, comprenant notamment de la nourriture, du matériel hospitalier, des vêtements, des produits d’hygiène et d’autres biens de première nécessité.


Faire des dons en permanence

«Nous nous sommes préparés pendant des semaines pour venir en aide au Venezuela. Traverser la frontière n’a pas été facile, pas plus que de parcourir les 1 528 kilomètres qui séparent Caracas de Bogotá, mais cela n’a pas non plus été trop difficile», précise encore le père Daniel, en référence à la première campagne de dons lancée au Venezuela après le tremblement de terre du 24 juin dernier. Tant pour le Venezuela que pour la Colombie elle-même, la collaboration du secteur des transports et les moyens mis à disposition pour faciliter la livraison des dons ont été précieux. «Le transport ne nous coûte rien – précise encore le père Daniel – c’est la première fois que la générosité des gens nous a permis d’atteindre autant de villes.»

Le cardinal primat de Colombie, Mgr Luis José Rueda Aparicio, soutient ces efforts, au point de souligner la confiance que les entreprises et les particuliers accordent à la Banque alimentaire de Bogotá, qui accomplit une mission vitale au nom du Christ et de l’Église. L’appel lancé par le cardinal à tous est de ne pas cesser de contribuer, de continuer à aider et, surtout, de ne pas oublier ce qui s’est passé, car il reste encore beaucoup à faire.

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20 août 2026, 14:02