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L'église de la Porziuncola, située à Santa Maria degli Angeli. L'église de la Porziuncola, située à Santa Maria degli Angeli. 

Le Pardon d’Assise, signe d’une paix désarmée et désarmante

Comme l'a souligné Léon XIV à l'Angélus, la basilique papale Sainte-Marie-des-Anges célèbre la solennité du Pardon d’Assise, du 29 juillet au 3 août. Cet événement constitue le cœur de l’Année jubilaire franciscaine, inaugurée le 10 janvier dernier, à l’occasion des 800 ans du décès de saint François. Pour le père Massimo Fusarelli, ministre général des Frères Mineurs: «Franchir le seuil du pardon et de la miséricorde de la Porziuncola revêt une signification unique en cette année jubilaire».

Silvia Giovanrosa et Vatican News – Cité du Vatican

Après l'Angélus récité place Saint-Pierre, ce dimanche 2 août, le Pape a fait mémoire du «Pardon d’Assise»:

“Remercions le Seigneur pour ce grand don et chérissons-le, en particulier à l’occasion du huitième centenaire du «Transito» du Poverello d’Assise, qui s’est éteint précisément à la Porziuncola le 3 octobre 1226.”

La solennité du Pardon d’Assise est entré samedi 1er août dans sa phase la plus intense. Pendant les deux prochains jours, il sera possible d’obtenir l’indulgence plénière, accordée dans les églises paroissiales et franciscaines du monde entier. Au cœur de cette solennité se trouve la Porziuncola, lieu où François choisit de mourir et où, selon la tradition, il obtint en 1216 du Pape Honorius III la rémission totale de toute la peine temporelle due pour les péchés déjà pardonnés lors de la confession.

Le Pardon d’Assise pendant l’Année jubilaire franciscaine

La Porziuncola est le lieu où saint François a choisi de mourir. «Nous savons que durant le dernier mois de sa vie terrestre, François se trouvait à l’Épiscopio d’Assise pour y être soigné, explique le père Massimo Fusarelli, ministre général des Frères Mineurs. Mais lui-même, avant de naître au Ciel, a demandé à descendre à la Porziuncola, le lieu où sa vie spirituelle avait commencé. À l’occasion du huitième centenaire de sa mort, franchir le seuil de ce lieu de miséricorde et de pardon revêt une valeur unique; ici, le saint chante encore sa rencontre avec Sœur Mort et meurt en homme réconcilié», conclut le religieux.

Le pardon et la paix

La demande d’obtenir pour tous les hommes la rémission des péchés, selon la volonté du Poverello d’Assise, est une promesse de Paradis. La réconciliation qui découle du pardon est liée à la demande du Pape Léon XIV d’une paix «désarmée» et «désarmante» partant du cœur humain. «En partant des paroles du Souverain pontife, j’introduirais une catégorie plus proprement franciscaine: François a demandé à être enterré nu sous la terre nue», précise le père Massimo Fusarelli. «Être nu, c’est bien plus qu’être désarmé»

“François franchit la ligne de front entre Croisés et Sarrasins, nu et désarmé, sans défense, sans garantie. Cela l’expose à l’ennemi, mais lui permet de rencontrer un compagnon d’humanité, le sultan. En marchant vers la mort, nu, il poursuit le chemin de dépouillement et de simplification qui a duré toute sa vie.”

En conclusion, se demande le père Fusarelli, «comment est-il possible de rechercher la paix si nous sommes armés de toutes ces idées, de ces incompréhensions et de ces violences qui nous habitent? François nous montre la voie.»

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01 août 2026, 16:21