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Demain, 11 juillet, trois familles et quelques jeunes pris en charge par le Centre Astalli participeront au déjeuner avec le Pape, dans les Villas pontificales de Castel Gandolfo.  (Centre Astalli) Demain, 11 juillet, trois familles et quelques jeunes pris en charge par le Centre Astalli participeront au déjeuner avec le Pape, dans les Villas pontificales de Castel Gandolfo. (Centre Astalli)  (Centro Astalli )

13 réfugiés du Centre Astalli seront les convives de Léon XIV

Ils prendront part ce samedi 11 juillet à la visite des Villas pontificales de Castel Gandolfo, du Borgo Laudato si’ et déjeuneront avec le Pape. «Pour eux, il est important de se sentir accueillis dans des contextes qui valorisent la dignité», explique Francesca Cuomo, responsable de la communication de l’organisation jésuite.

Daniele Piccini – Cité du Vatican

Ils ont derrière eux des histoires de violence, de persécution. Ils ont quitté leur terre natale et bravé l’inconnu pour se construire un avenir dans un autre pays. Parmi les quelque deux cents invités qui, demain, samedi 11 juillet, visiteront les Villas pontificales de Castel Gandolfo et déjeuneront avec le Pape, treize sont pris en charge par le Centre Astalli, le Service des jésuites pour les réfugiés en Italie. «Certains d’entre eux – explique la responsable de la communication, Francesca Cuomo – sont hébergés dans le cadre de l’un de nos projets, plus précisément celui des “Communautés d’accueil”. Il s’agit de structures mises à disposition par des congrégations religieuses pour les réfugiés, à la suite de l’appel lancé par le Pape François en septembre 2013, lorsqu’il est venu visiter le Centre Astalli

Expliquer l'immigration dans les écoles

Il s'agit donc de personnes titulaires d'un titre de séjour en tant que réfugiés ; certaines bénéficient du statut de réfugié, d'autres de la protection subsidiaire. «Plus précisément – ajoute Francesca Cuomo –, il s’agit de trois familles et de deux jeunes filles, originaires d’Amérique latine, l’une du Salvador et l’autre du Pérou. Elles ont été hébergées dans l’un de nos centres d’accueil pour femmes et ont accepté de s’engager avec nous dans un parcours culturel ; elles sont les témoins de l’un de nos projets destinés aux écoles, le projet “Fenêtres et histoires de réfugiés”. Elles se rendent en effet dans des collèges et lycées de Rome, mais aussi dans toute l’Italie, pour raconter les persécutions et les violences qu’elles ont subies dans leurs pays d’origine. Elles expliquent aux élèves, âgés de 13 ans et plus, pourquoi elles ont dû fuir leur pays, leur parcours d’immigration et leur processus d’intégration ici en Italie

Une rencontre au Centre Astalli.
Une rencontre au Centre Astalli.   (Centro Astalli)

Les structures du SAI (Système d’accueil et d’intégration) gérées par le Centre Astalli sont réparties dans plusieurs quartiers de Rome. «Elles peuvent accueillir un nombre réduit de personnes – souligne Francesca Cuomo – et sont assez bien réparties sur le territoire de la ville. Par exemple, l’un des centres d’accueil pour les familles monoparentales, c’est-à-dire pour les femmes avec enfants, se trouve en plein cœur du centre historique, à côté de notre siège de la via degli Astalli. Il existe bien sûr d’autres centres: un centre pour hommes situé à San Saba ; un centre pour les familles et les mineurs étrangers non accompagnés se trouve sur la via Salaria».

Le Centre Astalli, le Service des jésuites pour les réfugiés, est une organisation catholique fondée à Rome en 1981.   (Centre Astalli)
Le Centre Astalli, le Service des jésuites pour les réfugiés, est une organisation catholique fondée à Rome en 1981. (Centre Astalli)   (Centro Astalli)

Objectif «intégration»

L’objectif de leur séjour est l’intégration, non seulement en matière de logement, mais aussi sur le plan professionnel. «Bien sûr, les familles et les jeunes travaillent. Certains d’entre eux sont encore en phase d’accompagnement au logement, tandis que d’autres sont autonomes, tant sur le plan professionnel que sur celui du logement. L’objectif de nos services est toujours d’accompagner les personnes vers l’inclusion, et ce dès le premier jour de leur arrivée

Se sentir intégré est un état d’esprit et une condition existentielle qui passe par de nombreux aspects: apprendre la langue du pays d’accueil, s’intégrer dans ses études ou son travail, avoir un endroit que l’on peut appeler «chez soi». «Les parcours d’intégration de ces personnes – ajoute la responsable de la communication – peuvent être plus ou moins longs, parfois semés d’embûches, et l’accompagnement peut, pour certains, prendre un peu plus de temps, mais l’objectif pour tous est de pouvoir recommencer une vie autonome dans un autre pays».

Retrouver sa dignité

L’invitation à participer à la matinée à Castel Gandolfo — une idée née de la collaboration entre le Centre de formation supérieure «Laudato si’», le dicastère pour le Service de la Charité et le diocèse de Rome – est parvenue de l’Aumônerie apostolique, qui, par le passé, avait déjà associé les personnes prises en charge par le Centre Astalli à d’autres initiatives, par exemple en leur réservant une place au concert de Noël au Vatican. Visiter les Villas pontificales de Castel Gandolfo, accéder au Borgo Laudato si’ ou déjeuner avec Léon XIV sont des occasions exceptionnelles, aussi l’enthousiasme des invités soit palpable. «Nos bénéficiaires ont accepté cette invitation avec une grande joie. Pour diverses raisons – conclut Francesca Cuomo –, ils n’ont pas souvent l’occasion de vivre des moments comme celui-ci. Cette initiative leur permettra de se sentir accueillis en tant que réfugiés et acteurs à part entière au cœur d’un lieu tel que le Borgo Laudato si’, créé spécifiquement pour valoriser la fraternité, le partage et la dignité de chaque personne.»

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10 juillet 2026, 15:19