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Des évêques chiliens. Des évêques chiliens.  

Les évêques du Chili appellent au rétablissement de la paix sociale dans le pays

Dans un message cosigné par les 5 membres du Comité permanent de la Conférence épiscopale, les évêques chiliens appellent à la restauration du climat de dialogue dans le pays, soulignant que la paix n'est pas simplement l'absence de conflits, mais «l'œuvre de la justice, du respect mutuel et de la volonté sincère de rechercher le bien commun».

Vatican News

 «Rétablir la paix sociale et le dialogue politique au Chili»: tel est le titre du message adressé par les évêques à leurs compatriotes, dénonçant le niveau actuel de violence au sein des institutions fondamentales de leur pays. Les évêques rappellent qu’aucun état ne peut aspirer à un développement authentique si la vie en société est minée par des divisions permanentes, l’agressivité ou le mépris mutuel. Aussi, soulignent-t-ils, le devoir de ceux qui exercent des responsabilités publiques de «préserver, par leur conduite, la dignité de la vie civique». «La fonction publique exige une grande moralité, car les lois ne sont pas de simples instruments techniques, mais l’expression éthique d’une vision de la société et d’un chemin commun», écrivent les prélats.

La diversité de perspectives, une implication de la politique

Les évêques formulent donc un triple appel au dialogue, à la concorde et au consensus, en rappelant que ces trois principes constituent des devoirs éthiques de la politique. «La politique, expression suprême du service et de l’amour du prochain, implique une diversité de perspectives et une confrontation légitime des idées», notent les prélats, soulignant ensuite que «la recherche du consensus n’est pas une faiblesse, mais un signe de maturité politique et d’amour pour le pays».

Aussi, les évêques mettent en garde contre les divisions exacerbant et la logique d’hostilité permanente qui s’installe sur la scène politique du pays, à travers une violence verbale, idéologique et stratégique. «De tels comportements sapent la solidarité sociale, car ‘‘sans vérité, sans confiance et sans amour pour la vérité, il n’y a ni conscience ni responsabilité sociale’’», écrivent les évêques, montrant que dans cette logique,  «ce qui pourrait favoriser le pays peut se transformer en une forme de violence morale».


Reconstruire une culture de respect, de solidarité et de véritable paix sociale

Enfin les es évêques appellent leurs compatriotes à un renouveau spirituel, «chemin vers une vie en communauté fondée sur l’amour du prochain». «Aucune réforme institutionnelle, aucun progrès ne sera possible si l’on ne retrouve pas le sens profond de la dignité de l’autre et du respect des idées», notent-ils, indiquant que la vie en société trouve son fondement ultime dans le commandement de l’amour: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt 22, 39).

Ce n’est qu’à partir de cette racine morale, disent les évêques, qu’il sera possible de reconstruire une culture de respect, de solidarité et de véritable paix sociale. Ainsi, ils invitent à la prière, pour que, «sous l’intercession de la Très Sainte Vierge du Carmen, la paix sociale et politique règne au Chili, et que l’amour du prochain soit la véritable loi qui guide nos décisions, en particulier celles de ceux qui doivent diriger les destinées du pays».

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15 mai 2026, 14:50