Le cardinal Tagle appelle les séminaristes burundais à vivre la communion, la diversité et la prière
Vatican News
Arrivé au Burundi le 16 mai 2026 pour célébrer les 75 ans du séminaire fondé en 1950, le cardinal Tagle a d’abord transmis aux fidèles les salutations du Pape Léon XIV. Le cardinal philippin a expliqué que le Saint-Père lui avait demandé de transmettre «l’assurance de son affection paternelle» au peuple burundais. Cette visite jubilaire a aussi été l’occasion de rendre hommage aux pionniers de l’évangélisation du Burundi et aux nouveaux projets de formation sacerdotale en cours dans le pays.
Le séminaire, «un cénacle» de communion
Dans son homélie, il a présenté «le Cénacle» comme modèle de tout séminaire. Le premier pilier développé fut celui de la communion ecclésiale. Méditant sur les Actes des Apôtres, il a rappelé que les disciples sont restés unis après l’Ascension du Christ, avant d’être envoyés en mission. «Chaque séminaire est un cénacle où l’on apprend à vivre l’expérience de la communion ecclésiale», a-t-il affirmé, soulignant l’importance de la communion «avec Pierre et sous Pierre» - Cum Petro et sub Petro. Il a insisté sur le rôle du Successeur de Pierre comme garant de l’unité et de la fidélité à la foi.
Le cardinal Tagle a ensuite évoqué la diversité présente dans l’Église, en prenant l’image du Cénacle où se trouvaient les apôtres, mais aussi Marie et d’autres disciples. «Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit qui en est la source», a-t-il rappelé en citant saint Paul. Selon lui, la formation des futurs prêtres ne concerne pas seulement les évêques ou les formateurs, mais «chaque membre de l’Église». Il a ainsi invité les communautés chrétiennes à soutenir matériellement et spirituellement les séminaires.
La prière, «arme du ministère»
Troisième axe de son homélie: la prière. Le cardinal Tagle l’a décrite comme «l’activité principale de la communauté du cénacle…, la prière a été l'arme du ministère de Jésus jusqu'au bout, jusqu'au sommet du Golgotha». Contemplant la prière du Christ dans l’Évangile de saint Jean, il a rappelé que la véritable gloire de Jésus réside dans «la révélation totale de l’amour de Dieu», manifestée jusque dans «le scandale de la Croix». Même ressuscité, a-t-il ajouté, «Jésus est plus que jamais notre intercesseur auprès du Père».
En conclusion, le cardinal Tagle a rendu hommage à saint Pierre Claver, patron du séminaire, connu pour son service héroïque auprès des esclaves africains en Colombie au XVIIe siècle. Il a rappelé que le jésuite espagnol se définissait comme «esclave des Africains pour toujours» et consacra sa vie à accueillir, soigner et évangéliser les esclaves débarquant à Carthagène. Pour le cardinal, saint Pierre Claver demeure un exemple d’abandon à Dieu et de fidélité au milieu des épreuves.
Le cardinal Tagle a enfin exhorté les fidèles à suivre le Christ sur le chemin de la croix vers la résurrection. «On ne peut atteindre le merveilleux jardin de la résurrection sans passer par celui, étroit et éprouvant, de Gethsémani», a-t-il affirmé.
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