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Le Catholicos Aram Ier Le Catholicos Aram Ier 

Aram Ier: Le Liban doit rester un exemple

Au terme des trois jours de rencontres au Vatican, l’entretien privé avec Léon XIV et la participation à l’audience générale du mercredi 20 mai, Aram Ier, Catholicos de l’Église apostolique arménienne – Siège de Cicilie, souligne la nécessité d’un nouvel élan dans un dialogue œcuménique et interreligieux en faveur de la paix, notamment au Liban.

Vatican News

«Il faut continuer le dialogue», souligne le Catholicos Aram Ier, lors d’une rencontre avec la presse au terme des jours passés au Vatican avec la délégation de l’Église apostolique arménienne – Siège de Cicilie, et des différentes rencontres qui ont balisé la visite. «Les relations et collaborations entre notre Église arménienne et l'Église catholique en général sont historiquement particulières», poursuit-il en soulignant l’importance de cette coopération dans un contexte mondial en plein bouleversement. «On ne peut pas vivre dans l’isolement», relève-t-il expliquant la nécessité d’un «nouvel élan» œcuménique, car les chrétiens ne peuvent faire abstraction, selon lui, d’une réflexion commune, notamment dans les pays où ils sont minoritaires, à la préservation de leur identité, tout en engageant «le dialogue avec l’autre» et en restant fidèles à leurs valeurs. «C’est un défi», admet Sa Sainteté Aram Ier, qu’ensemble les chrétiens peuvent relever. En cela, «le dialogue avec le Vatican est très important».

Sauvegarder l’exemple libanais 

Libanais lui-même, le Catholicos arménien apprécie la proximité du Pape «et du Vatican en général» avec le peuple du Liban. La prière commune avec Léon XIV pour la paix au pays du cèdre et plus largement au Moyen-Orient le démontre un peu plus. «Il faut voir le Liban dans une perspective islamo-chrétienne», dit-il, rappelant que cette vision plurielle du Liban était partagée par le Souverain pontife, lequel, lors de son voyage à Beyrouth, au début du mois de décembre dernier, a rencontré la communauté musulmane. «Vivre ensemble», continue-t-il, est inscrit dans l’histoire du Liban, qui doit, pour cette raison, rester «exemplaire» pour montrer au monde qu’il est possible de coexister, de cohabiter pacifiquement avec l’Islam.



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21 mai 2026, 11:59