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Les infos de L'Œuvre d'Orient - 9 avril 2026

Le Gayassa: dans l'Église chaldéenne, c'est un texte chanté en araméen qui relate l'entrée du bon larron au paradis.

Cette semaine, les chrétiens du monde entier ont célébré le lundi de Pâques. Dans la tradition chaldéenne, la liturgie inclut un texte appelé le Gayassa. Il s’agit d’un récit chanté en araméen, interprété par les diacres avant la lecture de l’Évangile, qui met en scène l’entrée au Paradis du bon larron, mentionné dans l’Évangile de Luc.

Crucifié aux côtés de Jésus, il reconnaît sa faute, prend sa défense et reçoit cette parole: «Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis.» Le Gayassa, attesté dans la tradition assyro-chaldéenne dès le Ve siècle, développe cette scène sous forme de dialogue. Le bon larron, appelé Dismas, se présente aux portes du Paradis. Il fait face au chérubin gardien, sous l’autorité de l’archange Michel, chargé d’en interdire l’accès depuis la chute d’Adam. L’échange est marqué par plusieurs refus. Le bon larron reconnaît sa condition de pécheur et insiste pour entrer. L’élément décisif intervient lorsqu’il présente la croix du Christ, qui lui aurait été confiée. Face à ce signe, le gardien s’incline et lui ouvre l’accès. La mise en scène liturgique se conclut par l’entrée du bon larron, la déposition de la croix sur l’autel, puis un geste de réconciliation avec l’ange.

Cette tradition propose une lecture du salut: l’accès au Paradis est rendu possible non par le mérite, mais par la reconnaissance de la faute et la confiance dans le Christ.

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09 avril 2026, 04:51