Le nouvel archevêque de New York Mgr Hicks a pris possession de son siège
Delphine Allaire – Cité du Vatican
C’est en présence de plus de 2 000 fidèles, de près de 90 évêques, de sept cardinaux, dont le nonce apostolique Christophe Pierre, et de près de 400 prêtres que Mgr Ronald Hicks a officiellement pris la charge pastorale de son nouveau diocèse new-yorkais aux plus de 2.5 millions d’âmes, l'une des régions les plus densément peuplées du pays.
«Une Église missionnaire, pas un club privé»
Peu après 14 heures locales, le nouvel archevêque né à Chicago a, selon le rite, frappé trois fois à la porte de la cathédrale avec sa crosse épiscopale, accueilli par son prédécesseur dans une église comble, notamment par la présence d'une forte communauté hispanique. C’est d’ailleurs à un orphelin salvadorien immigré à Chicago qu’a été confié la première lecture. Mgr Hicks l’avait rencontré durant son expérience missionnaire de cinq ans dans le plus petit pays d’Amérique centrale. Au cours de son homélie bilingue, prononcée en anglais et en espagnol, le nouvel archevêque de New York a développé son programme pastoral: façonner une Église missionnaire, «pas un club privé», «qui proclame le Christ clairement et sans peur», «qui prend soin des pauvres et des vulnérables», «qui défend, respecte et préserve la vie, de la conception à la mort naturelle», «qui se soucie de la Création, bâtit des ponts, écoute de façon synodale, protège les enfants, promeut la guérison des victimes d’abus et de tous ceux ayant été blessés par l’Église».
Empreint de gratitude «à l’égard de Dieu», Ronald Hicks a remercié toute la communauté ecclésiale, commençant par le cardinal Pierre, nonce à Washington, pour son aide, le cardinal Cupich de Chicago, sa ville natale, pour son exemple donné et accompagnement prodigué, le cardinal Dolan, son prédécesseur à Manhattan pour son soutien public et privé, de même que tous ses frères évêques, prêtres, et le peuple de Dieu.
Le maire musulman de New York, Zohran Mamdani, également débutant dans sa charge, a félicité l’archevêque sur le réseau social X: «Mgr Hicks et moi-même partageons un engagement profond et indéfectible envers la dignité de chaque être humain, et je me réjouis de travailler avec lui pour créer une ville plus juste et plus compatissante, où chaque New-Yorkais pourra s'épanouir.»
Un profil pastoral similaire à Léon XIV
L’archevêque à la devise franciscaine «Paz y Bien», Pax et Bonum en espagnol, était jusqu’à présent évêque de Joliet, à une heure de Chicago, dans l’Illinois. Mgr Hicks vient d’une famille cosmopolite à l’instar du Pape Léon XIV, avec des origines allemandes, irlandaises et polonaises. Comme le Souverain pontife, au Pérou, lui fut missionnaire en Amérique centrale. En 2005, il est envoyé au Salvador comme directeur régional d’une association caritative en charge de milliers d’orphelins en Amérique latine et aux Caraïbes. Il est décrit ce samedi par le Washington Post comme «un mini Léon XIV hispanophone». Nombre de ses pairs lui confèrent des qualités d’écoute, d’empathie et de discrétion, analogues à celle du Pape. À Chicago, Ronald Hicks a d’ailleurs grandi à quelques immeubles de Robert Francis Prevost, comme il le confiait à Radio Vatican en décembre dernier.
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