Ouganda: les évêques appellent à la prière pour des élections pacifiques
Clara Pitshilu - Cité du Vatican
Sous l’approbation officielle de Mgr Joseph Antony Zziwa, évêque de Kiyinda-Mityana et président de la conférence épiscopale d’Ouganda, la prière nationale pour des élections pacifiques en 2026 invoque l’unité nationale face aux divisions et demande que la vérité, la paix et l’espérance continuent de guider le pays afin qu’il demeure «uni et fort». Les évêques prient également pour que l’Esprit de Dieu éclaire les électeurs afin qu’ils choisissent «des dirigeants véritablement patriotiques, courageux dans la défense de la vérité et de la justice, et capables d’écouter les autres avec respect». Ils demandent en outre la protection du pays contre la violence, le tribalisme, la haine et les tendances sectaires, appelant à œuvrer pour le bien commun.
Faire de la prière un chemin de réconciliation
Dans le message présentant cette prière, publié mardi 5 janvier, les évêques exhortent le peuple de Dieu à s’unir dans la prière pour la nation, pour les électeurs, les candidats et les institutions chargées de l’organisation du scrutin, rappelant que des élections pacifiques sont essentielles pour que «la justice, la liberté et l’harmonie prévalent». Ils invitent les fidèles à partager largement cette prière et à la reciter individuellement et communautairement en vue du scrutin, mais aussi, à en faire «un chemin de réconciliation, de responsabilité et de paix à l’approche de ce rendez-vous électoral décisif».
Appel à l’espérance et la paix
Dans le même climat, l’archevêque de Kampala, Mgr Paul Ssemogerere, a lancé un appel à l’espérance et à la paix. Lors d’une homélie prononcée le 6 janvier à Nkokonjeru, le prélat a exprimé son inquiétude face à «la peur et l’anxiété alimentées par des récits clivants dans les médias», soulignant que des élections pacifiques sont essentielles pour la justice et l’harmonie sociale.
«Nous prions pour que notre nation reste paisible, surtout en période électorale. Ce que nous voyons dans les médias est décevant et crée peur et anxiété», a-t-il déclaré.
Un scrutin très attendu
L’élection présidentielle du 15 janvier réunit huit candidats, parmi lesquels le président sortant Yoweri Kaguta Museveni du mouvement de résistance nationale, au pouvoir depuis 1986, ainsi que plusieurs figures de l’opposition, dont Robert Kyagulanyi Ssentamu du Parti de l’unité nationale, Nandala Mafabi du Forum pour le changement démocratique (FDC) et Kasibante Robert du Parti national des paysans (NPP).
Comme lors des élections de 2021, où l’opposition avait été confrontée à près de 3 000 enlèvements et 54 morts, le processus électoral de 2026 a été marqué par des actes d’intimidation et de violence à l’encontre de l’opposition. Des centaines de partisans de l’opposition ont été arrêtés et les rassemblements de l’opposition sont souvent perturbés. Des blessés et des morts ont été signalés lors de plusieurs meetings électoraux de l’opposition, la police ayant parfois tiré à balles réelles.
Intégralité de la Prière nationale pour des élections pacifiques en 2026
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