Frappe israélienne contre une maison dont l'évacuation avait été préalablement ordonnée par l'armée israélienne. Frappe israélienne contre une maison dont l'évacuation avait été préalablement ordonnée par l'armée israélienne. 

Le Saint-Siège déplore que le droit humanitaire soit bafoué

Face aux fréquentes attaques contre les lieux de culte, les communautés religieuses et les structures sanitaires, ainsi qu’à l’utilisation de technologies dans les conflits, telles que l’intelligence artificielle, le Vatican se dit préoccupé et appelle au respect et à la protection des civils. Ils ne doivent pas être traités comme de «simples objets et chiffres», mais plutôt comme des personnes dotées d’une dignité, donnée par Dieu même en temps de guerre.

Vatican News

«Le langage et la logique de la guerre réduisent les personnes à des chiffres, à des ennemis ou à des dommages collatéraux». C’est ce que fait savoir le Saint-Siège dans un communiqué publié jeudi 21 mai, dans le cadre du débat public du Conseil de sécurité de l’ONU sur le thème «Protection des civils dans les conflits armés».

Ceux qui paient le prix le plus lourd de la guerre, malgré les efforts pour mettre fin aux conflits et les protections prévues par le droit international humanitaire, sont les millions de personnes «contraintes de quitter leurs foyers, tandis que beaucoup d’autres restent exposées à la violence, à la faim, à l’insécurité et à l’effondrement des services essentiels».

Le mépris du droit international humanitaire

«La protection des civils – réaffirme la délégation du Saint-Siège – n’est pas seulement une question politique ou opérationnelle». Elle rappelle les paroles du Pape concernant l’obligation morale de protéger les personnes et exprime sa profonde préoccupation «face au mépris croissant du droit international humanitaire et à la banalisation de comportements qui mettent de plus en plus en danger les civils».

Garantir la liberté de religion

La délégation attire l’attention sur trois aspects en particulier. Le premier concerne les attaques contre les lieux de culte et les communautés religieuses. «Ces actions portent atteinte non seulement aux croyants individuellement, mais aussi au tissu culturel, spirituel et social de communautés entières. De plus, en temps de conflit, ces lieux deviennent des refuges, apportant une aide et favorisant la solidarité. Par conséquent, garantir la liberté de religion, même en période de conflit, est essentiel pour préserver la dignité humaine et promouvoir la réconciliation».

Ne jamais prendre pour cible ceux qui apportent une aide

Il est également urgent de protéger le personnel et les structures sanitaires qui continuent d’être la cible d’embuscades, bien qu’une décennie se soit écoulée depuis l’adoption de la résolution 2286. Ce texte implique l’engagement de protéger le personnel, les infrastructures, les moyens de transport et les équipements dans les domaines médical et médico-humanitaire. «Les blessés et les malades – souligne la délégation vaticane – ne doivent jamais se voir refuser l’aide, et ceux qui fournissent une aide humanitaire ne doivent jamais être pris pour cible».

La responsabilité éthique des nouvelles technologies

Enfin, l’utilisation en temps de guerre des technologies émergentes, y compris l’intelligence artificielle, suscite des inquiétudes: «L’utilisation de la technologie doit toujours reposer sur la responsabilité éthique, car aucune machine ne peut se substituer au jugement moral requis lorsque des vies humaines sont en jeu». S’en remettre aux technologies sans contrôle humain revient à ne pas tenir compte des conséquences sur la protection des civils.

La paix naît de la confiance

L’appel du Saint-Siège s’adresse à la communauté internationale afin qu’elle intensifie «ses efforts en faveur de la prévention, du dialogue et du règlement pacifique des différends, en reconnaissant que la paix authentique ne se construit pas par la peur ou la destruction, mais par la rencontre, la confiance et la responsabilité». Rappelant les paroles du Pape Léon XIV sur la paix qui naît en chacun de nous «dans la manière dont nous regardons les autres, les écoutons et parlons d’eux», le Saint-Siège rappelle que «protéger les civils implique la reconnaissance de la dignité donnée par Dieu à chaque personne humaine, même en temps de conflit».

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22 mai 2026, 16:52