La célébration œcuménique pour la paix à Rome La célébration œcuménique pour la paix à Rome 

Le cardinal Koch espère que les martyrs arméniens puissent aider à la pleine communion

Lors de la célébration œcuménique en la basilique Saint-Barthélémy-en-l’île à Rome, pour commémorer le Medz Yeghern, le Grand Mal, le massacre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale, le cardinal Kurt Koch a envoyé un message. Le préfet du dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens rappelle la «véritable union dans l’Esprit Saint» des martyrs arméniens avec les autres chrétiens.

Vatican News

À la veille du jour commémorant le Medz Yeghern, le Grand Mal en français, en référence aux massacres des Arméniens dans l’Empire ottoman en 1915, en plein conflit mondial, une célébration œcuménique pour la paix dans le monde promue par la communauté Sant’Egidio et la Représentation de l’Église arménienne près le Saint-Siège, a été célébrée jeudi 23 avril en la basilique romaine Saint-Barthélémy-en-l’île, sur l’île Tibérine, en plein centre-ville. En présence également, des représentants du Collège pontifical arménien et des pères mékhitaristes de Venise.

Lors de la cérémonie, un message du cardinal Kurt Koch, préfet du dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens a été lu. Dans ce texte, le spécialiste des relations œcuméniques au sein du Saint-Siège a rappelé deux des textes du Concile Vatican II, Unitatis redintegratio et Lumen gentium, par lesquels les pères conciliaires s’inclinaient «devant les martyrs de toutes les traditions chrétiennes» et reconnaissaient avec eux «une véritable union dans l’Esprit Saint».

Un moment de célébration œcuménique
Un moment de célébration œcuménique

Le martyre, cœur palpitant de l'Église

C’est dans ce même esprit qu’a eu lieu cette célébration œcuménique qui commémore ce «grand et sanglant martyre des chrétiens arméniens au début du siècle dernier» selon les mots du cardinal. Les victimes de ce Grand Mal sont «les témoins qui nous rappellent combien le martyre n’est pas un phénomène marginal du christianisme, mais son cœur palpitant dans lequel l’Église s’identifie avec le Christ, suprême Témoin de l’amour de Dieu».

Les martyrs arméniens font partie intégrante du «martyrologue commun» évoqué par saint Jean-Paul II et qui unit «les chrétiens au-delà de leurs divisions en un véritable “œcuménisme du sang”», a souligné le préfet. Loin d’être un fait historique d’une époque révolue avec la fin des «grandes dictatures du XXe siècle», «la persécution des chrétiens non seulement ne s’est pas arrêtée, mais elle s’est bien au contraire intensifiée en certains endroits du monde», a constaté le cardinal Koch qui espère que «le sang de tant de témoins d’aujourd’hui devienne la semence de l’unité future de l’unique Corps du Christ, lacéré par tant de divisions.»

Le cardinal Koch a enfin confié son souhait que ces témoins accompagnent par leur prière les chrétiens d’aujourd’hui «sur le chemin de la pleine communion, et que leur sang puisse rapprocher le jour béni où nous boirons tous au même calice du Salut».

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23 avril 2026, 20:30