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Le Saint-Siège rappelle à l'Ecosoc la centralité de la personne humaine

Le Saint-Siège réaffirme la nécessité de placer la personne humaine au cœur du développement lors d’une séance du Forum 2026 de l’Ecosoc à New York au siège des Nations unies. Dans le cadre de l’Engagement de Séville de juillet 2025, la représentation du Saint-Siège a partagé son inquiétude quant à l’écart croissant entre les promesses des États et leurs contributions effectives en faveur des pays les plus pauvres ou les plus exposés aux risques naturels.

Vatican News

Le dossier du financement du développement a beau être technique, «les personnes doivent être au cœur du développement»: la représentation permanente du Saint-Siège près les Nations unies à New York a rappelé ce principe fondamental le 23 avril dernier lors du Forum 2026 de l’Ecosoc, le Conseil économique et social de l’ONU, sur le suivi donné au financement du développement. En juillet 2025, un texte avait été signé, l’Engagement de Séville. Il s’agit d’un plan d’action de l’ONU comprenant 130 mesures pour réformer l’architecture financière mondiale, visant à combler le déficit de financement des Objectifs de développement durable dans le cadre de l’Agenda 2030.

Le Saint-Siège a insisté sur le fait que «les cadres et les outils financiers ne sont que des moyens» dont la valeur doit se mesurer «à leur capacité à respecter la dignité inhérente à chaque personne et à promouvoir le bien-être de tous, en particulier des plus pauvres et des plus démunis».

Écarts entre les engagements et les réalisations concrètes

Lors de cette session, le Saint-Siège a exprimé sa grande préoccupation concernant «l’écart croissant entre les engagements pris dans les cadres internationaux et la réalité vécue par des milliards de personnes, notamment dans les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement».

Autre soucis, «le poids de la dette» qui «étouffe l'investissement public dans la santé, l'éducation et la protection sociale». «Les engagements d'aide ne sont pas respectés, voire bafoués, tandis que les dépenses militaires augmentent. Les populations vulnérables continuent de supporter le poids des crises qu'elles n'ont pas provoquées. Il s'agit là d'un échec non seulement politique, mais aussi moral,» a insisté le Saint-Siège.

Le processus lancé à Séville l’an passé est «un acte de solidarité», a répété le Saint-Siège à la tribune, rappelant la promesse des pays riches à «honorer leurs engagements en matière d'aide publique au développement», celles «à rendre les mécanismes d'allègement de la dette plus accessibles, plus transparents et mieux adaptés aux besoins humains», «à orienter les financements privés non seulement vers le retour sur investissement, mais aussi vers le bien commun».

Les pays endettés et destinataires des aides ont eux-aussi leur part de responsabilité dans l’utilisation de ces fonds qui doivent être consacrés au développement, a ajouté le Saint-Siège.  

 

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24 avril 2026, 17:08