Le cardinal Gugerotti lance un appel aux dons en vue de la collecte du Vendredi Saint
Vatican News
Chaque année, à l’approche du Vendredi Saint, une collecte est organisée dans les églises catholiques du monde entier et les fonds récoltés sont versés à la Custodie de Terre Sainte, qui gère et supervise l’œuvre de l’Église autour des Lieux Saints.
Lundi 16 mars, le cardinal Claudio Gugerotti, préfet du dicastère pour les Églises orientales, a adressé une lettre aux évêques du monde entier afin de les encourager à lancer un appel à la solidarité en faveur de la collecte pour la Terre Sainte. Cette dernière est née de la volonté des Papes de maintenir un lien fort entre les chrétiens du monde et les Lieux Saints, fortement fragilisés aujourd'hui.
«Comme nous avons espéré que la paix puisse enfin ramener la vie et l’espérance en Terre Sainte !» écrit le préfet. «Les prétendus dialogues et accords se sont multipliés, et en même temps les armes ne se taisaient pas». Déplorant le peu d’attention médiatique accordée à la Terre Sainte, le cardinal Gugerotti rappelle que la paix est loin, car «les armes continuent à tirer, les gens meurent, les terres sont disputées, les chrétiens émigrent pour sauver leur vie».
Il remercie les évêques pour leurs efforts visant à «panser et désinfecter» les blessures d’un monde atrocement déchiré par la violence. Pourtant, écrit-il, «nous, chrétiens, nous ne pouvons qu’espérer, parce que Dieu est notre espérance et qu’Il ne peut nous abandonner». Afin de redonner aux frères et sœurs vivant en danger extrême en Terre Sainte la «possibilité d’espérer et de recommencer», le cardinal invite chacun à faire un don, geste vital «pour la Custodie de Terre Sainte qui veille depuis longtemps sur les lieux marquants de la vie du Seigneur Jésus».
Le préfet du dicastère pour les Églises orientales rappelle que de très nombreux chrétiens en Terre Sainte vivent dans des conditions économiques extrêmement compliquées, ayant pour la plupart perdus leur travail lié à l’accueil des pèlerins. S’ajoute à cela les effets dévastateurs de la guerre, le harassement quotidien des chrétiens, les catastrophes naturelles. En ces temps compliqués, le don devient un signe fort de foi, car une «Terre Sainte sans croyants est une terre perdue» qui risque «de perdre définitivement sa mémoire vivante et la continuité avec la source-même du Salut qui nous a régénéré dans le Christ».
«La Collecte pour la Terre Sainte, avec l’aide quotidienne inestimable de nos frères franciscains et de ceux qui animent et travaillent au sein des communautés sur place, est une goutte d’eau dans l’océan; mais cet océan, à force de perdre des gouttes d’eau, risque de devenir un désert» met en garde le cardinal.
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