Saint-Marin, un État accueillant et engagé sur la voie de la paix

Mgr Domenico Beneventi, à la tête du diocèse de Saint-Marin – Montefeltro, décrit l'esprit dans lequel la petite république attend la visite pastorale du Pape Léon XIV, prévue ce 22 août. Il évoque les anciennes racines chrétiennes de cet État, son profond sens de la communauté, ainsi que les efforts déployés par le territoire en faveur de la réconciliation et d'une neutralité active.

Eugenio Murrali – envoyé spécial à Saint-Marin

«Nous voulons être confirmés dans la foi», a déclaré l’évêque du diocèse de Saint-Marin – Montefeltro, Mgr Domenico Beneventi, lors d’un entretien accordé aux médias du Vatican. L’évêque voit dans la visite du Souverain pontife un encouragement pour le diocèse dans ses efforts d’accueil, de soutien, de réconciliation et de paix.

Mgr Beneventi, dans une de vos déclarations, vous qualifiez la visite du Pape Léon XIV dans le diocèse de Saint-Marin-Montefeltro de «cadeau spécial». Dans quel esprit le diocèse et ses fidèles attendent-ils le Pape?

Avec l’esprit de fidèles. Nous souhaitons être confirmés dans la foi, encouragés dans les chemins que nous avons empruntés, surtout ici à Saint-Marin, ceux de l’accueil, du soutien, du grand thème de la réconciliation et de la paix, et surtout cette attention, y compris du côté italien, portée à la problématique des zones intérieures, ces zones qui préservent l’humain et qui exigent précisément de nous, chrétiens, d’être une présence de proximité.



Vous accueillez pour la première fois un Pape à Saint-Marin. Avez-vous perçu, au cours de votre ministère sur ce territoire, le souvenir et les fruits des visites de Jean-Paul II en 1982 et de Benoît XVI en 2011?

L’écho de leurs visites est encore aujourd’hui non seulement célébré, mais aussi commémoré, un souvenir vivant et vivifiant. Vivant, car nous le ressentons encore d’actualité, et vivifiant, car on se réfère continuellement à leurs discours, à leur présence.

Le palais public
Le palais public

Souvent, les petits États sont également perçus comme des lieux mondains. Comment transmettre un message d’un autre ordre et sur quel terrain une vision différente pourra-t-elle s’implanter?

Sans aucun doute, le sens de la communauté. La référence au sens de la communauté du petit État de Saint-Marin, qui est le fondement de la valeur de la liberté, peut conjurer ce qui est en quelque sorte la mentalité courante vis-à-vis de la mondanité. Dans cet État, le sens de la communauté est synonyme de sacrifice, d’engagement, de soutien aux valeurs qui fondent la communauté elle-même, en référence à l’Évangile et à Saint-Marin. Il en résulte donc un regain d’espoir qui peut émerger précisément de ce petit lieu et donner naissance à tout le parcours de cette neutralité active, qui incarne justement la spécificité d’un État accueillant et ouvert aux chemins de la paix.

Vous avez demandé à Léon XIV une prière spéciale pour les jeunes et vous avez utilisé des mots tels que «justice», «paix», «espoir». Que peut signifier pour les nouvelles générations cette rencontre avec le Saint-Père?

Ce qu’ils m’ont confié, c’est sans aucun doute ce que je présenterai au Pape: le besoin d’être impliqués, de ne pas être seulement les destinataires d’une attention et de discours, mais d’être impliqués pour devenir les acteurs de la construction d’un avenir. Leur vision souhaite véritablement être accueillie par le regard du Pape pour se traduire ensuite en parcours qui nous permettront certainement de leur donner de l’espace et un rôle central pour le renouveau non seulement de l’Église, mais aussi de la société.

La basilique de Saint-Marin
La basilique de Saint-Marin

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21 août 2026, 16:20