Pour l’évêque de Rimini, le Pape est le soutien de la culture de l'amour
Luca Collodi – Cité du Vatican
Après 44 ans, depuis le 29 août 1982, le Pape revient à Rimini. La dernière fois, c’était Jean-Paul II qui s’était arrêté au Meeting avant de célébrer la messe sur le front de mer, sur la place Boscovich, située à l’extrémité du port, devant deux cent mille personnes. Le Pape Léon XIV revient dans la capitale de la Riviera romagnole en tant que Successeur de Pierre, pour une visite qui englobe le rendez-vous de Communion et Libération, qui en est à sa 47e édition, ainsi que le diocèse, avec une attention particulière pour les âmes les plus fragiles de la ville, connue pour être en été le lieu de la vie nocturne. Dans la cathédrale, il rencontrera en effet environ 650 personnes, parmi lesquelles des malades, des personnes handicapées et des pauvres pris en charge par la Caritas, avant de conclure sa journée par la célébration de la messe.
La ville est en effervescence pour montrer au Pape son meilleur visage, tant aux fidèles qui afflueront de la région d’Émilie-Romagne qu’aux nombreux vacanciers qui ont choisi Rimini pour passer leur été. Une visite qui, comme en est convaincu l’évêque Mgr Nicolò Anselmi, laissera une empreinte chez les jeunes, mais aussi chez ceux qui viennent de loin, peut-être attirés par la curiosité de voir le Pape.
Rimini est la capitale du tourisme estival. Que signifie pour le diocèse d’accueillir le Pape en plein mois d’août, au cœur de la saison balnéaire?
Les journaux et les statistiques indiquent qu’environ 7 à 8 millions de personnes passent sur notre côte au cours de ces quatre mois. Certes, ils ne seront pas tous présents à cette occasion, mais cela représente toujours, pour l’Église de Rimini, un défi en matière de témoignage, d’accueil, de gentillesse, de capacité de dialogue, de savoir vivre ensemble, entre familles, jeunes, vie diurne et vie nocturne: c’est toujours une manière de vivre ce que le Pape appelle une «magnifique humanité». Ici, celle-ci est très variée et vient du monde entier, de toute l’Europe et de toute l’Italie.
Mgr Anselmi, le Pape commencera sa visite à Rimini par le Meeting de l’amitié entre les peuples. Qu’attendez-vous personnellement que le Souverain pontife laisse aux jeunes et aux visiteurs du Meeting?
Il ne fait aucun doute que, durant le long été de Rimini, la semaine du Meeting est une semaine très particulière, car elle propose une offre culturelle riche, accompagnée de nombreuses expositions, mais surtout d’une foule de personnes, notamment de nombreux bénévoles et de nombreux jeunes. Je pense que la présence du Pape est avant tout source d’encouragement, qu’elle donne de l’espoir et invite à continuer à rechercher cet amour qui fait bouger les étoiles, comme le rappelle le thème du Meeting. Cela vaut pour tout le monde, mais en particulier pour les jeunes qui, aujourd’hui plus que jamais, me semblent avoir besoin d’être encouragés à faire le bien, à faire prévaloir la civilisation de l’amour sur la culture de la puissance, comme le dit le Pape dans son encyclique.
Dans l’après-midi, le Pape rencontrera les plus vulnérables, les malades, dans la cathédrale de Rimini. Que représentera ce moment pour l’Église de Rimini?
C’est en effet un moment important. Nous avons choisi trois étapes à Rimini: la première au Meeting, la deuxième avec la rencontre des malades, mais aussi avec les détenus, les personnes en situation de handicap et les jeunes qui suivent un parcours thérapeutique au sein des communautés «Pape Jean XXIII», notamment celle de San Patrignano. Je pense que c’est un moment important car, au milieu de l’effervescence qui caractérise l’été à Rimini, nous ne voulons pas oublier qu’il y a des personnes plus fragiles que d’autres, qui traversent une période difficile de leur vie. Elles doivent néanmoins être au centre de l’attention du Pape, de la vie de l’Église, mais aussi de toute la société; c’est pourquoi nous considérons ce moment comme très important. Il y aura environ 650 personnes, autant sur la plage, et beaucoup d’autres nous suivront dans les rues ou depuis chez elles, à la télévision et à la radio.
La visite du Pape à Rimini s’achèvera au port, là même où s’était rendu saint Jean-Paul II en 1982. Quelle est la signification de cette messe en bord de mer?
L’Eucharistie est le moment le plus important de toute cette journée, de toute la vie de l’Église, de toute la vie de chaque chrétien et, je pense, aussi de celle du Pape, car c’est autour de Jésus, présent sur l’autel, dans sa parole et au sein de la communauté rassemblée, que l’on vit sa présence. Et puis la mer, qui est présente dans l’enseignement sur la vie de Jésus; pensons aussi au lac de Tibériade. La mer est le lieu de la vocation, de la mission, c’est le lieu de la tempête apaisée, de la pêche miraculeuse. Jésus passe beaucoup de temps au bord de la mer. Puis, sur la plage, de très nombreuses personnes pourront s’approcher, peut-être des fidèles, mais aussi ceux qui sont intrigués par la personne du Saint-Père, et recevoir, notamment grâce aux nombreux bénévoles, sa parole, son message. C’est un lieu très important également du point de vue du témoignage et de l’esprit missionnaire.
Le cardinal Vesco au Meeting pour l’exposition sur saint Augustin
Présent sur la côte romagnole, l’archevêque d’Alger, le cardinal Jean-Paul Vesco, qui accueillit Léon XIV cette année en Algérie et qui l’a accompagné sur les pas de saint Augustin. Il retrouvera ainsi le Saint-Père ce samedi lors du Meeting à l’occasion notamment de l’exposition consacrée à saint Augustin, si présent dans la pensée du Pape. Le cardinal Vesco revient au micro de Francesca Merlo sur le sens de sa présence en Italie et sur la pensée de saint Augustin en lien avec le thème du Meeting de cette année, «L’amour qui meut le soleil et les autres étoiles».
Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici.
