Angélus: Christ révèle la générosité de Dieu semeur de la Parole

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 12 juillet, 15e dimanche du Temps ordinaire de l’année liturgique A, récitée depuis Castel Gandolfo, le Pape a axé sa méditation sur l’évangile du jour, la parabole du semeur tirée de Matthieu chapitre 13. Léon XIV explique la générosité et la miséricorde de Dieu qui offre Jésus comme une semence qui, en mourant, porte beaucoup de fruit dans le cœur des hommes.

Marie José Muando Buabualo – Cité du Vatican

Dans sa méditation, Léon XIV explique comment le Semeur divin jette sa semence partout sans calcul. Il offre la grâce à tous, sans distinction ni jugement préalable. Il sème sur «une terre dure et insensible, parfois distraite, semblable à la terre battue des chemins, aux terrains rocailleux ou aux ronces». Le Saint-Père met l’accent sur la liberté humaine et la qualité de son accueil dont dépend l’enracinement de la Parole. Cette qualité de l'accueil peut commencer par le refus ou l'indifférence envers Jésus, «le Verbe fait homme, qui a donné sa vie pour notre salut et, qui est la semence que le Père continue de semer dans le monde afin que, par sa mort, elle porte beaucoup de fruit». Toutefois, la possibilité que cette semence trouve une terre réceptive et féconde, appelle à l’espérance, capable de tout changer et de permettre à la Parole de Dieu de germer et de prendre vie. En outre, la continuité de semer, indique le Saint-Père, révèle la confiance du Père en la «puissance de son amour, plus forte que notre faiblesse (cf. 2 Co 12, 9-10)»

La grâce divine transforme un sol rocailleux en terre fertile

Léon XIV évoque une homélie de saint Jean Chrysostome qui, parlant de la «semence» du Verbe de Dieu, indique que la liberté humaine transformée par la grâce et la générosité divines, permet que «le lieu rocailleux se transforme en terre fertile; que le chemin ne soit plus piétiné et exposé à tous les passants mais devienne un sol riche; que les épines disparaissent et que les semences jouissent d’une situation de grande sécurité». Et de poursuivre: «La générosité de Dieu envers nous n'est pas naïve, mais pleine de sagesse. Elle sait déceler en nous le potentiel d'un bien dont nous n'avons parfois même pas conscience». C'est pourquoi, poursuit le Pape, «le Seigneur, qui connaît mieux que nous le terreau de nos cœurs, ne cesse de croire en nous, en ce que nous sommes et en ce que nous pouvons devenir, jour après jour, si nous nous abandonnons à Lui avec foi.»

Le Pape après la prière de l'Angélus
Le Pape après la prière de l'Angélus   (@Vatican Media)

La grâce divine et la liberté humaine sources des fruits spirituels

Pour le Pape, la rencontre entre la générosité et la confiance avec lesquelles la semence est accueillie donne lieu au mystère de la coopération entre la grâce divine et la liberté humaine qui se répand et porte les fruits de l’Esprit Saint qui sont: «l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi» (Ga 5, 22). Fruits dont notre monde a besoin «d'en être comblé et transformé!» D’où la nécessité de s’engager à la découverte de la Parole faite chair qu’est le Christ; «à prendre le temps d’écouter, de lire et de méditer la Parole de Dieu, en cultivant, outre le repos et les plaisirs sains, des moments de silence et de prière profonds.» Et de conclure, «nous reprendrons nos activités habituelles, renouvelés de corps et d’esprit, prêts à proclamer la Bonne Nouvelle de l’Évangile et toujours plus aptes à œuvrer à l’avancement du Royaume de Dieu», tout en invoquant l’accompagnement spirituel de Marie, Reine des Apôtres et Étoile de l’Évangélisation.

 

 

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12 juillet 2026, 11:52

L'Angélus est une prière en mémoire du Mystère de l’Incarnation du Christ, récitée trois fois par jour : à six heures le matin, à midi et le soir vers dix-huit heures, au moment où sonne la cloche de l’Angélus. Son nom Angelus dérive du premier verset de la prière en latin : Angelus Domini nuntiavit Mariae. Elle consiste en une lecture brève de trois textes simples sur l’Incarnation du Christ, et la récitation de trois «Je vous salue Marie». Cette prière est récitée par le Pape tous les dimanches et les jours de fête à midi place Saint Pierre. Avant de réciter la prière, le Pape prononce un bref discours se référant aux Lectures du jour. Après la prière, il salue les pèlerins.

Entre Pâques et Pentecôte, l’Angélus cède sa place au Regina Coeli, une prière qui fait mémoire de la résurrection de Jésus Christ, et à la fine de laquelle le Gloria est récité trois fois.