Regina Caeli: ne laissez pas les «voleurs» vous priver de votre joie et de votre paix
Augustine Asta - Cité du Vatican
En ce quatrième dimanche de Pâques, appelé «dimanche du Bon Pasteur», où l’Église universelle célèbre la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, instaurée par le Pape Paul VI en 1964, Léon XIV a centré sa méditation sur la figure du Bon pasteur. S’appuyant sur le passage de l’évangile du jour selon saint Jean qui relate les paroles de Jésus se comparant à un berger, puis à la porte de la bergerie (cf. Jn 10, 1-10), le Saint-Père a invité chacun à réfléchir aux influences qui guident sa vie et à choisir la voie qui conduit à une existence pleine et libre.
Une opposition claire entre le berger et le voleur
Alors que se poursuit le temps pascal, le récit évangélique met en lumière une comparaison frappante: celle du berger et du voleur. Jésus décrit deux manières radicalement opposées d’entrer dans la vie des hommes. D’un côté, le berger, qui passe par la porte et entretient une relation authentique avec ses brebis; de l’autre, le voleur, qui s’introduit en cachette avec des intentions destructrices. «Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance», a affirmé le Pape. Cela a expliqué Léon XIV fait toute la différence: là où le voleur prive, le berger donne; là où l’un détruit, l’autre fait grandir.
Une relation personnelle et bienveillante
«Jésus nous dit qu’il est lié à nous par une relation d’amitié: il nous connaît, nous appelle par notre nom, nous guide et, comme le berger le fait avec ses brebis, vient nous chercher quand nous nous égarons et panser nos blessures quand nous sommes malades», a expliqué ensuite le Saint-Père. Ajoutant que le seigneur «ne vient pas comme un voleur pour nous dérober notre vie et notre liberté,» mais pour «nous conduire sur les bons chemins.» Le Christ, a-t-il encore insisté, «ne vient pas pour asservir ou tromper notre conscience, mais pour l’illuminer de la lumière de sa sagesse. Il ne vient pas pour ternir nos joies terrestres, mais pour les ouvrir à un bonheur plus complet et plus durable.»
«Veiller sur la clôture de notre cœur et de notre vie»
Léon XIV a ainsi invité à réfléchir et surtout à veiller sur «la clôture de notre cœur et de notre vie, car celui qui y entre peut multiplier la joie ou, comme un voleur, nous la voler», a prévenu le Pape. Les «voleurs» prennent «bien des visages»: ils influencent et étouffent la liberté, obscurcissent le regard, orientent vers de mauvais choix. À cela s’ajoutent des modes de vie superficiels, marqués par le consumérisme, qui vident l’existence de son sens profond. À une échelle plus large, ces «voleurs» a détaillé Léon XIV, se manifestent aussi dans les injustices du monde: exploitation des ressources, conflits violents, et toutes les formes de mal qui compromettent l’avenir commun.
Un appel à la vigilance et à la confiance
Face à ces réalités, chacun est invité à s’interroger: «Par qui voulons-nous nous laisser guider dans notre vie? Quels sont les ‘‘voleurs’’ qui ont tenté de pénétrer dans notre enclos? Y sont-ils parvenus, ou avons-nous été capables de les repousser?» L’Évangile a soutenu le Pape, propose une réponse claire: faire confiance au Bon Pasteur. Celui-ci ne vient pas enlever, mais donner; non pas diminuer, mais faire grandir. Il ouvre un chemin où la vie se déploie en abondance.
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