Le Pape bénit la première pierre du nouveau centre cardiologique de l'hôpital Gemelli
Augustine Asta - Cité du Vatican
Ce lundi, Léon XIV a béni la première pierre du nouveau centre cardiologique baptisé "Centro Cuore – Papa Francesco" qui fera bientôt partie de la polyclinique Agostino Gemelli de Rome. Dans son discours, le Pape a encouragé le personnel médical et les administrateurs à veiller à ce que le développement de l’hôpital reste ancré à la fois dans l’excellence professionnelle et la formation chrétienne. Le Souverain pontife a aussi salué «un nouveau modèle organisationnel centré sur la personne», tout en soulignant qu’il s’agit d’«un défi exigeant» à relever «avec enthousiasme, collaboration et prière». Le nom choisi pour cette nouvelle structure, a expliqué le Pape, renvoie d’abord à un acronyme technique - Cardiovascular Unique Offer ReEngineered - désignant une offre de soins intégrée et modernisée. Mais il possède également une portée symbolique plus profonde, a insisté l’évêque de Rome. Ce terme fait en effet écho à l’identité même de l’institution, rattachée à l’Université catholique du Sacré-Cœur, où la notion de «cœur» occupe une place centrale, tant sur le plan anthropologique que spirituel.
L' héritage historique
Rappelant un détail historique «important», «lorsque vint le moment tant attendu de demander la reconnaissance officielle de la nouvelle université, nombreux furent ceux qui conseillèrent au père Gemelli de ne pas lui donner le nom du Sacré-Cœur, car ce titre aurait été jugé trop dévotionnel», a expliqué le Saint-Père. Mais, a-t-il poursuivi, la bienheureuse Armida Barelli n’avait aucun doute: l’université devait être «du Sacré-Cœur», car c’était précisément au «Cœur du Christ» qu’on devait la série de «miracles» qui avaient rendu cette entreprise possible. Finalement, le père Agostino Gemelli «a écouté sa fidèle collaboratrice et le nom a également été approuvé par les autorités gouvernementales», a détaillé Léon XIV. Pour Léon XIV, ce choix, «prophétique à l’époque, l’est toujours». Car, a-t-il déclaré, le Pape François a voulu que sa dernière encyclique, Dilexit nos «presque un testament», soit dédiée «à l’amour humain et divin du Cœur de Jésus-Christ».
Une vision du cœur comme centre de la personne
Dans ce document, a fait savoir le Souverain ponfife, François développe une réflexion profonde sur la nature humaine: «Le noyau de tout être humain […] est celui de la personne tout entière […] Tout est unifié dans le cœur […] si l’amour y règne, la personne atteint sa propre identité de manière pleine et lumineuse.» Cette encyclique, a fait remarquer le Pape, illustre une anthropologie où le cœur devient le lieu d’unité entre corps et esprit, et le siège de l’amour. Le Pape a par ailleurs insisté sur cet aspect: plus l’institution grandit, plus elle doit veiller à la qualité humaine et chrétienne de ses professionnels.
Entre médecine et spiritualité
Au-delà de sa dimension médicale, le nouveau centre cardiaque s’inscrit a souligné le Pape dans une perspective spirituelle. Car, l’amour du Cœur du Christ, décrit comme «une flamme éternelle», constitue une source d’inspiration pour les soignants comme pour les patients. Cette tradition, a soutenu Léon XIV, a déjà donné naissance à de nombreuses figures engagées dans les domaines social et éducatif, à commencer par le père Gemelli et Armida Barelli, dont l’héritage continue d’imprégner les projets actuels.
Pour conclure son discours, le Pape a exprimé sa proximité spirituelle: «Je vous bénis tous ainsi que la première pierre de la nouvelle structure», a-t-il déclaré, en invoquant l’intercession de la Vierge Marie, pour la «Santé des malades».
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