Audience générale: la voie de la sainteté est ouverte à tout baptisé

Poursuivant son cycle de catéchèses sur une relecture de la constitution conciliaire Lumen Gentium, Léon XIV s’est arrêté ce mercredi sur la pratique des vertus qui mènent à la sainteté, parmi lesquelles la charité, la pauvreté, l'obéissance et la chasteté.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

C’est sur l’un des chapitres centraux de Lumen Gentium, le cinquième, entièrement consacré à la vocation des fidèles à la sainteté, que Léon XIV a principalement axé sa catéchèse ce mercredi 8 avril, place Saint-Pierre, arrosée d’un soleil printanier et en présence d'environ 30 000 pèlerins dont un grand nombre venus à Rome pour le week-end de Pâques.

La Sainteté, donc, affirme le document conciliaire examiné par l’évêque de Rome depuis le 18 février, mercredi des cendres, «n’est pas un privilège réservé» à quelques élus, «mais un don qui engage chaque baptisé à tendre vers la perfection de la charité, c’est-à-dire vers la plénitude de l’amour envers Dieu et envers son prochain». Et Léon XIV de faire remarquer que la charité est une vertu au cœur de la sainteté. Elle «oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin». Elle peut conduire jusqu’au plus haut degré de sainteté qu’est le martyre, «témoignage suprême de la foi et de la charité». De fait, la constitution conciliaire rappelle que «tout croyant doit être prêt à confesser le Christ jusqu’à verser son sang, comme cela s’est toujours produit et se produit encore aujourd’hui».

Sainteté et conversion

Le chemin qui mène à la sainteté est tracé par le Christ lui-même, auquel chaque personne est assimilée lorsqu’elle reçoit le sacrement de l’Eucharistie. Le Christ sanctifie l’Église, entendue comme peuple de Dieu. L’Église est «indéfectiblement sainte», soutient Lumen Gentium, mais cela ne signifie pas, précise le Pape, «qu'elle le soit pleinement et parfaitement, mais qu'elle est appelée à confirmer ce don divin durant son pèlerinage vers la destination éternelle». Ainsi, puisque la réalité du péché est présente dans l’Église, un profond changement de vie est nécessaire «en nous confiant au Seigneur, qui nous renouvelle dans la charité».

Le peuple des baptisés est appelé à accomplir une mission: se convertir afin de ne pas réduire la sainteté à un simple engagement éthique, ce qu’elle n’est pas. La sainteté est «l'essence même de la vie chrétienne, tant personnelle que communautaire».

Le témoignage de la vie consacrée

En enchainant sur la vie communautaire, au chapitre six de Lumen Gentium, le Souverain pontife en vient au rôle décisif de la vie consacrée, «signe prophétique du monde nouveau», et des vertus qui l’accompagnent: pauvreté, chasteté et obéissance. Le Saint père développe: «La pauvreté exprime une confiance totale en la Providence, libérant du calcul et de l’intérêt personnel; l’obéissance a pour modèle le don de soi que le Christ a fait au Père, libérant de la suspicion et de la domination ; la chasteté est le don d’un cœur entier et pur dans l’amour, au service de Dieu et de l’Église.»

Observant ce mode de vie, les personnes consacrées sont les témoins vivants de la vocation de tout baptisé à la sainteté, au témoignage de la foi jusqu’à la Croix, car «c’est précisément par le sacrifice du Crucifié que nous sommes tous rachetés et sanctifiés», souligne le Successeur de Pierre.

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08 avril 2026, 11:00