Le président américain a signé un décret jeudi 29 janvier menaçant de droits de douanes les pays qui fournissent du pétrole à Cuba. Le président américain a signé un décret jeudi 29 janvier menaçant de droits de douanes les pays qui fournissent du pétrole à Cuba.   (ANSA)

Le Pape invite les États-Unis et Cuba au dialogue afin d’éviter la violence

À l’issue de la récitation de la prière de l’Angélus dimanche 1er février, le Pape Léon XIV a exhorté les Etats-Unis et Cuba à reprendre la voie du dialogue, «afin d'éviter la violence et toute action susceptible d'accroître les souffrances du cher peuple cubain». La veille, les évêques cubains ont tiré la sonnette d’alarme, après la signature quelques jours plus tôt d’un décret américain menaçant d’imposer des droits de douanes aux pays qui fournissent du pétrole à La Havane.

Alexandra Sirgant - Cité du Vatican

«J'ai appris avec une grande inquiétude l'augmentation des tensions entre Cuba et les États-Unis d'Amérique, deux pays voisins» a déploré le Pape américain depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux. Les tensions entre les Etats-Unis et l’État insulaire des Caraïbes se sont considérablement aggravées jeudi 29 janvier, après la signature par Donald Trump d’un décret stipulant que Washington pourrait imposer des droits de douane aux pays vendant du pétrole à la Havane. L’île communiste, alliée de Caracas, était dans la ligne de mire du président américain depuis la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro début janvier.

Risque de chaos social selon l’Église cubaine

Le Pape Léon XIV a poursuivi son appel en s’associant au message des évêques cubains, publié samedi 31 janvier, «invitant tous les responsables à promouvoir un dialogue sincère et efficace, afin d'éviter la violence et toute action susceptible d'accroître les souffrances du cher peuple cubain».

Dans ce message, les responsables catholiques cubains reflètent le sentiment général qui règne sur toute l'île, déjà accablée par une crise économique sans fin: «Ceux qui sont attentifs et respectueux de la souffrance d'autrui entendent sans cesse dire que les choses ne vont pas bien, que nous ne pouvons pas continuer ainsi». Il s'agit d'un appel, soulignent-ils, qui interpelle l'ensemble de la société, mais «fondamentalement ceux qui ont les plus grandes responsabilités lorsqu'ils prennent des décisions pour le bien de la nation».

Les évêques catholiques cubains mettent en garde contre le risque de «chaos social» et de violence entre les citoyens d'un même pays. Réitérant l'appel lancé en juin dernier à l'occasion de l'année jubilaire, ils soulignent que la réalité «douloureuse et pressante» non seulement ne s'est pas améliorée, mais qu'elle «s'est aggravée, et que l'angoisse et le désespoir se sont intensifiés». 

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01 février 2026, 12:30