Au Nigeria, libération d'un séminariste et d'un fidèle enlevés à Saint-Joseph
Vatican News
Les deux derniers otages enlevés le 2 août dernier lors de l'attaque de l'église Saint-Joseph à Inoyi-Affa, dans le district d'Udi, dans l'État d'Enugu, au sud-est du Nigeria, ont été libérés. Il s'agit du séminariste Lawrence Igbo et du fidèle laïc Emmanuel Onwudi, qui ont retrouvé la liberté au cours d'une opération menée par les forces de sécurité nigérianes.
L'opération d'arrestation
Comme l’a rapporté l’agence Fides, l’intervention a conduit à l’arrestation de trois membres présumés du gang responsable de l’enlèvement, tandis qu’un quatrième homme a été tué lors d’un échange de tirs avec la police. Le Département des services de sécurité de l’État (DSS), l’armée, la police et la Garde forestière de l’État d’Enugu, ainsi que d’autres unités de sécurité, ont pris part à l’opération. Les autorités ont également récupéré l’argent destiné au paiement de la rançon, quatre fusils AK-47, sept chargeurs et 133 balles. Les enquêteurs ont expliqué avoir réussi à localiser les ravisseurs notamment grâce à l’utilisation de technologies de pointe. Avec la libération d’Igbo et d’Onwudi, il ne reste donc plus d’otages entre les mains du groupe qui avait pris d’assaut l’église pendant la messe dominicale.
La tension élevée au Nigeria
La tension reste toutefois élevée sur le plan de la sécurité au Nigeria. Dans le nord du pays, au moins dix policiers et deux civils ont été tués lundi lors d’un violent affrontement avec un groupe armé dans l’État de Kebbi, près de la frontière avec celui de Zamfara. Selon la police nigériane, 17 assaillants ont également été tués lors de cet échange de tirs et deux autres policiers ont été blessés. Les hommes armés, environ 240 selon les autorités locales, se déplaçaient à moto de la région de Zamfara vers celle de Kebbi lorsqu’ils ont été interceptés par les forces de sécurité.
Cet incident s’inscrit dans un contexte d’instabilité persistante, notamment dans les régions du nord du Nigeria, où opèrent des bandes criminelles responsables d’attaques et d’enlèvements contre rançon. À la violence de ces soi-disant «bandits» s’ajoute la menace des groupes djihadistes: Boko Haram et sa faction dissidente, l’État islamique de la province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), sont principalement actifs dans le nord-est, tandis que dans les zones du nord-ouest, entre Kebbi et Sokoto, opère également le groupe Lakurawa.
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