Photo d'illustration: de jeunes catholiques de l'Afrique de l'Ouest participant aux JNJ 2025 à Yamoussoukro en Côte d'Ivoire Photo d'illustration: de jeunes catholiques de l'Afrique de l'Ouest participant aux JNJ 2025 à Yamoussoukro en Côte d'Ivoire 

Accra 2026: faire de la jeunesse ouest-africaine un moteur de paix et d'espérance

Les premières journées ouest-africaines de la jeunesse se tiendront du 7 au 12 septembre 2026 à Accra au Ghana. Initiées par la CERAO, ce rassemblement sous-régional autour du Christ «se veut un signe prophétique», mais également «une occasion de faire de ces jeunes des acteurs et des agents de paix et d'espérance pour l’Afrique de l'Ouest en quête de paix, de sécurité, d'unité et d'espérance». Tels sont les propos du père Vincent de Paul Boro, 1er secrétaire-adjoint de la CERAO.

Françoise Niamien - Cité du Vatican

Ils viendront des seize pays d’Afrique de l’Ouest qui composent la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO), pour vivre durant cinq jours, à Accra les journées qui leur sont consacrées. La première édition des Journées de la jeunesse de l’Afrique de l’Ouest est prévue du 7 au 12 septembre 2026.

Faisant l’historique de cet événement international, le père Vincent de Paul Boro explique que ces Journées ouest-africaines de la jeunesse catholique sont le vœu des responsables des jeunes du Burkina Faso. Ce vœu de rassembler tous les jeunes de l’Afrique de l’Ouest, à l’instar des cas international et national, ils l’ont exprimé lors de leur intervention au cours de la troisième assemblée plénière de la Cerao, tenue à Ouagadougou, en mai 2019. Les évêques ayant donné un avis favorable à cette demande à l’issue du 8e Conseil permanent de février 2020, ce premier rassemblement n’a pu se tenir en 2020 pour des raisons de pandémie de Covid-19.

«Aujourd’hui, c’est Accra qui se prépare à accueillir la toute première édition de cet événement sous-régional autour du Christ», se réjouit le père Boro. «Accra 2026» offrira durant cinq jours un programme riche en enseignements, en spiritualité, en échanges culturels et en engagements missionnaires.

Entretien avec le père Vincent de Paul Boro de la CERAO

Être des semeurs de paix et d’espérance

Ce programme s’articulera autour du thème: «Prenez courage (Jean 16, 33): Les jeunes comme acteurs et agents de paix et d’espérance en Afrique de l’Ouest». Pour le père Boro, le choix de ce thème «traduit un fort message théologal qui se dégage du logo de ces journées dont les couleurs sont: le jaune, qui exprime la lumière de la foi et la vitalité; le vert, qui exprime l’Espérance; enfin, le rouge, qui exprime l’amour et le courage».

Par conséquent, le 1er secrétaire-adjoint de la CERAO estime que ce rendez-vous de la jeunesse ouest-africaine «doit être à la fois le fruit et la semence d’une vision enracinée dans la prière, l’accompagnement pastoral et la conviction profonde que la jeunesse est appelée à être lumière et sel dans une Afrique de l’Ouest en quête de paix, de justice, de sécurité et d’espérance».
En outre, ce thème est une invitation adressée à chaque «jeune à se lever avec courage et guidé par la foi, pour être témoin de paix, d’espérance et de l’amour du Christ dans sa famille, sa communauté d’appartenance et dans sa nation».

Et le père Boro de souligner à nouveau qu’à travers ce thème, les évêques de la CERAO entendent «rappeler aux jeunes ouest-africains qu’ils ne sont pas que les leaders de demain, mais déjà les missionnaires d’aujourd’hui chargés d’apporter la lumière du Christ dans tous les secteurs de nos sociétés ouest-africaines».

Les objectifs visés

Déclinant les objectifs de ce grand rassemblement sous-régional, le prêtre burkinabè a tout d’abord souligné qu’il s’agit «de créer un espace de dialogue et de formation pour réfléchir à la place du jeune chrétien dans l’Église et dans la société ouest-africaine». Aussi, de «favoriser un temps de communion entre les jeunes et leurs pasteurs, d’autre part, entre les jeunes eux-mêmes, issus de pays divisés et déstabilisés». De plus, à travers ces journées, la CERAO veut «encourager une participation active et responsable des jeunes dans la vie de l’Église et de la société ouest-africaine», fait également remarquer le père Boro.

Enfin, par le biais de cet événement, les évêques de l’Afrique de l’Ouest entendent faire de ces jeunes issus de différents pays, parlant différentes langues et issus de différentes cultures, «le moteur et le cœur d’un dynamisme nouveau de la pastorale de la jeunesse en Afrique de l’Ouest, tout en faisant d’elle le signe d’une Église debout et résiliente face aux oppositions interreligieuses et intercommunautaires», a à nouveau confié le prêtre.

Être des lumières pour l'Afrique de l’Ouest

Face aux nombreux défis politiques et sécuritaires qui mettent à mal la paix et l’unité de cette sous-région ouest-africaine, le père Boro confie notamment que la CERAO désire faire de ces jeunes des acteurs de l'unité autour du Christ, des agents de paix et des missionnaires de l'espérance dans la sous-région. «Les prélats ouest-africains espèrent qu’Accra 2026 sera tout à la fois un fruit et une semence. Le fruit et la semence d'une vision enracinée dans la prière, l'accompagnement pastoral et la conviction profonde que nos jeunes sont appelés à être lumière et sel dans une Afrique de l'Ouest en quête de paix, de justice et d'espérance», a ainsi rapporté le  1er secrétaire-adjoint. «Ce grand rassemblement sera un tremplin pour une meilleure coordination de la passerelle de la jeunesse en Afrique de l’Ouest». En somme, «Accra 2026 veut être un signe prophétique pour l’Afrique de l’Ouest», conclut le père Vincent de Paul Boro.

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici.

21 août 2026, 10:49