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Le SCEAM interpelle les autorités politiques sur l’assassinat de Mgr Osorio Citora Afonso

Dans une déclaration rendue publique samedi 6 juin, le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) a manifesté sa vive indignation à la suite de l’assassinat tragique de Mgr Osorio Citora Afonso, survenu à Quelimane au Mozambique, dans la nuit du 5 au 6 juin. Les évêques dénoncent avec la plus grande fermeté cette barbarie et insistent sur le fait que ceux qui consacrent leur existence au service de Dieu et du bien commun méritent protection et respect.

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican

La déclaration signée par le cardinal Fridolin Ambongo, président du Symposium, présente l’assassinat de Mgr Afonso comme une occasion renouvelée pour rappeler l’importance de la justice, de la paix, du respect de la dignité humaine et de la préservation des libertés religieuses, non seulement au Mozambique, mais sur tout le continent. «Cet acte atroce, perpétré contre un pasteur du peuple de Dieu, est bien plus qu'une atteinte à la vie et à la dignité d’un serviteur de l’Évangile», soulignent les évêques, montrant qu’un tel outrage constitue «une violation des valeurs fondamentales comme la paix, la justice, la dignité humaine et la liberté religieuse, qui sont des piliers essentiels pour le progrès et l'harmonie de toute société».


Devoir de respect envers ceux qui se consacrent au service du bien commun

Les évêques dénoncent donc cette barbarie avec la plus grande fermeté, affirmant qu’aucun représentant religieux, «quelle que soit sa foi ou sa tradition», ne devrait endurer de telles violences. «Ceux qui consacrent leur existence au service de Dieu et à la promotion de la réconciliation, de l’entraide, de l’éducation, de la charité et du bien commun méritent protection et respect», insiste le SCEAM, appelant le gouvernement de la République du Mozambique, «ainsi que toutes les autorités compétentes», à «s’investir dans une enquête immédiate, rigoureuse et transparente» sur l’assassinat de l'évêque mozambicain.

Aussi exhortent-ils les autorités mozambicaines à intensifier leurs efforts pour «garantir la protection et la sécurité des chefs religieux, des lieux de culte, ainsi que de toutes les personnes engagées dans des missions pastorales et humanitaires».

Mgr Osorio Citora Afonso,  jusque-là évêque de Quelimane et administrateur apostolique de l’archidiocèse de Beira
Mgr Osorio Citora Afonso, jusque-là évêque de Quelimane et administrateur apostolique de l’archidiocèse de Beira

Devoir de garantir la liberté religieuse

En union avec tous ceux qui pleurent la perte de Mgr Afonso, en qui le SCEAM reconnait «un serviteur dévoué, un pasteur qui a consacré toute son existence au service du Christ et de l’Église», les évêques implorent le Seigneur de la Vie de lui accorder le repos éternel, de «récompenser son ministère fidèle». De façon particulière, le Symposium adresse ses condoléances «les plus profondes» et son «soutien spirituel» à la Conférence des évêques catholiques du Mozambique, au clergé, aux religieux et aux fidèles laïcs du diocèse de Quelimane, ainsi qu’à ceux de l'archidiocèse de Beira.

Le SCEAM insiste par ailleurs sur le devoir qui incombe à l’État de «veiller à ce que chaque citoyen puisse pratiquer sa foi librement, en toute sécurité et sans craindre l’intimidation, la violence ou la persécution», rappelant que la liberté religieuse constitue un droit fondamental et «demeure l’un des fondements essentiels de toute société démocratique et pacifique». 

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08 juin 2026, 14:00